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vendredi 6 octobre 2017

Lorsque le diagnostic est erroné, la réponse est inadaptée !

MAJ le 11 octobre 2018



Créé le 6 octobre 2017 à 07h30

Complété le 13/10/2017 à 10h58

Si la question du business model est importante, il ne s'agit pas de reprendre les éléments de diagnostic évoqués classiquement par certains opérateurs en montagne. 







Le Dauphiné Libéré Par Antoine CHANDELLIER | Publié le 06/10/2017 



Domaines Skiables de France (DSF) est dans son rôle de syndicat professionnel et représentant des exploitants de remontées mécaniques en communiquant sur ce que ses adhérents veulent entendre.

Mais la baisse de fréquentation des stations françaises n'est pas liée à la qualité des domaines skiables, ni aux contraintes des Délégations de Services Publics (DSP), ni aux tarifs des forfaits mais au mauvais rapport qualité/prix des services proposés aux touristes en dehors des pistes. En règle générale, notre offre "ski" est plutôt très satisfaisante au regard des propositions de nos concurrents.

Contrairement à nos voisins et concurrents qui accueillent des "invités" avec des offres de qualités, nous avons de grandes difficultés à proposer des produits cohérents avec des prix acceptables pour tous les niveaux de prestations. 

Alors que nos forfaits de ski sont dans les moins chers du monde (seuls les français l'ignorent), renforcer nos points forts (remontées mécaniques et domaines skiables gros consommateurs de budgets) ne changera pas les grandes disparités des produits touristiques hors ski.

Les tarifs des forfaits paraissent chers dans un pays (la France) où l'activité sportive est principalement payée par les impôts locaux (hors ski, certains golf, les salles de mises en forme, le foot en salle depuis peu…et quelques activités commerciales minoritaires).

Le fond du problème (pour la clientèle française) est qu'elle ne paye que très rarement le coût réel des pratiques sportives le reste de l'année -comme des spectacles sportifs- contrairement à nos clientèles étrangères.
Mais en montagne, le client paye son activité, ce qui rapporté à l'heure de pratique (surtout avec des "forfaits") n'est pas vraiment élevée.



Page 14 de ce rapport, la deuxième position est tenue par une station de 19 000 lits, Les Arcs-Peisey-Vallandry 4ème avec 40 000 lits… cherchez l'erreur ! Nous sommes sur les journées skieurs et je ne suis pas convaincu que le nombre d'enneigeurs soient plus important dans les sites autrichiens que sur l'ensemble du domaine des Arcs-Peisey.









Se centrer sur les aménagements et l'équipement des domaines skiables est la preuve que nous n'avons pas compris les raisons pour lesquelles les clients ne viennent plus. Tarifs d'hébergements prohibitifs au regard des surfaces proposées, prix de restauration excessifs pour des produits basiques,  services d'accès à internet payant... la liste est longue des imperfections françaises d'un tourisme qui s'est construit sur des volumes et pas sur la qualité de services aux "guests". 

La question des lits froids est beaucoup plus problématique ainsi que la fréquentation qui diminue progressivement depuis 15 ans. Aucune station ne fait 100% de remplissage même entre Noël et le 31 décembre (semaine traditionnellement la plus remplie), ni lors des vacances de février de la zone de Paris -qui représente pourtant la plus grosse clientèle française potentielle.

Les Suisses ont bien senti le danger et ont engagé des réformes "structurelles".
origine https://www.domainepublic.ch/ (https://www.domainepublic.ch/articles/30658)

Mais ils proposent également des logiques de communications très conjoncturelles.


Le Dauphiné Libéré par Antoine Chandellier | Publié le 04/10/2017 



Les causes de cet effritement de la clientèle en France sont anciennes et structurelles, là où certains ont pendant longtemps accusé le manque de neige, les calendriers scolaires ou la conjoncture. 

L'histoire se poursuit par absence d'analyse, de stratégie et de gouvernance en station... dans un contexte économique de plus en plus concurrentiel mais qui produit encore de la richesse.

Il va falloir retravailler tous les produits hors ski pour sauver l’activité touristique liée à la neige, mais au regard du diagnostic présenté dans l'article des Echos du 4 octobre 2017 (ci-dessus), on semble continuer comme avant.

La légende "touristique" en montagne veut que les années de faible enneigement, les annulations soient importantes et que des transferts s'opèrent entre stations de moyennes altitudes et hautes altitudes… trouvez les chiffres et les analyses qui construisent ces légendes. 

2006 ne fut pas une bonne année en enneigement, et la part du chiffre d'affaires des remontées mécaniques pendant les vacances d'avril représentait 8% (Chiffres SNFT-DSF). Un des arguments majeurs pour demander la modification du calendrier scolaire puisque toutes les autres années "plafonnaient" à 5%.  Mais le marché reste faible à Pâques et les coûts structurels des sociétés diminuent le résultat final. Mais comme "historiquement", on skiait de décembre au 1er mai… 

Alors pourquoi présenter l'offre étrangère uniquement par le prisme de l'activité de glisse, alors que tout le monde s'accorde à parler un produit global ? 

Les "invités" qui vont en Autriche ne parlent que très rarement des activités liées au ski et de la qualité des pistes, mais de l’ambiance, de l’accueil, de l’offre client; en France on resté bloqué sur «le Ski» et on prend les domaines skiables autrichiens comme référence ! 

La mise en parallèle des pourcentages de domaines couverts par la neige de culture entre la France et l'Autriche est simplement une erreur d'appréciation de l'offre; si l'on n'analyse pas les raisons pour lesquelles les "invités" vont en Autriche. Mais il faudrait avoir accès aux enquêtes de satisfactions autrichiennes. Depuis 20 ans que je travaille sur le sujet de la montagne, j'ai toujours entendu les professionnels dire que : "l'Autriche, c'est bien mais question domaine skiable et remontées mécaniques nous sommes plus performants. Les clients y vont pour l'ambiance". Donc on regarde ce qui nous arrange et on construit un argumentaire autour.

Donc il faut des enneigeurs, alors même que les autrichiens subissent également une érosion de leurs clientèles liée aux changements de comportements des invités.

En fait, l'argumentaire est simplement structuré autour des succès historiques de la montagne française: le développement des stations et une transformation de l'économie locale qui est passée du pastoralisme à l'industriel puis au tourisme.

A ne pas comprendre pourquoi les clients vont ailleurs, les acteurs de la montagne vont encore faire les mauvais choix et aller vers de mauvaises directions. 

Il faudrait donc revoir le business model et ses éléments de compréhension, mais encore faudrait-il que les acteurs économiques soient disposés à sortir de leurs habitudes.



Complété le 8 et 13 octobre 2017

L'argumentaire consistant à présenter les procédures des DSP comme trop complexes et les études d'impacts comme trop lourdes s'inscrit dans une stratégie de tentative de faire sauter un certain nombres d'aspects réglementaires qui limitent aujourd'hui les aménagements possibles en station (extension de domaine, problème des renouvellement de DSP, remboursements des investissements déjà engagés).



Le tourisme un secteur dans lequel, on manipule les chiffres avec une certaine désinvolture.



Par Mark Watkins le 13 octobre 2017 coachomnium.com
http://www.coachomnium.com/bonus/statistiques-tourisme-france.html

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Apport d'éléments complémentaires
1 décembre 2017





BFM Business 



 par Fabrice Bianchi 26/11/2017 à 10h24

http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/ski-pourquoi-la-frequentation-des-stations-francaises-a-chute-de-13percent-en-dix-ans-1311291.html

Toujours le même constat erroné et basé uniquement sur les journées skieurs. Le journaliste a retenu le discours de DSF. À vouloir renforcer les points forts (remontées mécaniques et tarifs de la pratique du Ski) on oublie l'essentiel: la qualité de service et le rapport qualité prix des prestations hors Ski. Mettre des enneigeurs ne fera pas venir (revenir) des visiteurs déçus par la médiocrité des services annexes aux tarifs exorbitants. Étonnant ce discours sur les autrichiens qui attirent les skieurs, qui a lu les analyses de satisfaction clientèles autrichiennes ? Qui a lu que les visiteurs y vont parce que leurs domaines skiables sont équipés de canons à neige ? Avec des non analyses de ce style le retard va continuer de se creuser avec nos concurrents. Allez voir le service clients autrichien ou nord américain, vous comprendrez alors ce qu'est l'accueil de "Guests"!

https://www.linkedin.com/in/eric-adamkiewicz-b5a95618/detail/recent-activity/


2007-2017, le ski remonte la pente

L'Express par Philippe Bourget, publié le 28/11/2017

 https://www.lexpress.fr/tendances/voyage/2007-2017-le-ski-remonte-la-pente_1964137.html


Et donc ? Tout va bien...



21 janvier 2018

Et maintenant les Pyrénées…



Les différents massifs ont les mêmes difficultés… mais force est de constater que l'on propose toujours les mêmes réponses inadaptées depuis 20 ans.

Manque de réflexions ou manque de moyens ?

Malheureusement, la réponse est peut être ailleurs: un manque de stratégie(s), de vision(s) pour les territoires et des orientations beaucoup trop basiques.

Le tourisme français souffre d'un mal profond. Les clients viennent facilement depuis des années  grâce à un territoire riche et varié, mais nous n'avons pas construit de réflexion stratégique réelle pour chaque territoire, hormis celle d'aménager pour accueillir des volumes.

Chacun bricole chez lui et recopie les erreurs des autres. Ca coûte moins cher et "faire un peu c'est déjà, faire croire que l'on fait en ayant réfléchit".


Fusion en vue dans stations de ski des Pyrénées   (inclu dans le document le 4 avril 2018)
Les Echos publié le 10 mars 2017 par Marcaillou Laurent






Quid pour les Pyrénées ? Idées novatrices ou copier-coller des erreurs alpines ?



lagazettedescommunes.com  publié en Janvier 2018 


http://www.lagazettedescommunes.com/544225/quand-les-stations-de-ski-des-pyrenees-se-reinventent-pour-faire-face-a-leur-endettement/





La station des Karellis est en SCOP depuis sa création en 1975, et à la particularité de n’avoir que des lits touristiques (environ 2235 lits). Et c’est, de fait, la seule station en France qui arrive à faire 100% de remplissage pendant l’hiver… et qui n’a pas de lits froids.

La maîtrise des lits est l’enjeu majeur des stations aujourd’hui car il permet d’avoir le contrôle sur la fréquentation de séjournants. L’échec des ORIL dans la rénovation des appartements par les propriétaires devrait faire réfléchir le Parlement de la montagne d’Occitanie.

Les investissements devraient porter sur l’achat des lits existants et pas uniquement sur la modernisation des remontées mécaniques ou la réalisation de nouveaux programmes immobiliers…sauf si le Parlement de la Montagne veut faire les mêmes erreurs que ses voisins alpins.





19 février 2018




Le Monde |   • Mis à jour le  | Par  


"Avec l’un des meilleurs niveaux d’infrastructures en Europe" ???

Alors tout va bien !


Dommage qu'aucune station française n'arrive à remplir tous ces hébergements même pendant les vacances scolaires avec de tels atouts… et ne regardons pas le niveau de performance de nos concurrents avec moins de lits.

Document surréaliste si l'on regarde les articles cité ci-dessus qui évoquent la nécessaire obligation d'aménager les domaines skiables pour reprendre la première place en journées skieurs. 

Manifestement il y a encore beaucoup de travail à faire pour faire comprendre l'état du marché au delà des fantasmes.




23 février 2018




Une analyse assez dure mais réaliste de la situation qui pourrait aussi s'appliquer aux autres massifs (Alpes du Sud, Pyrénées…).

Et assez drôle de retrouver la "politique montagne" du Conseil Départemental de la Drôme donnée en exemple, alors que celui-ci ne gère "que" des stades de neiges. La gestion des remontées mécaniques, donnant l'illusion de développer du business fait oublier à certains les autres enjeux des territoires concernés.


16 mars 2018

La grande fonte de l'Or blanc.
Challenges The Economist publié le 8 février 2018


Tourisme: les chiffres records…qui inquiètent le secteur.
Challenges.fr publié le 07 mars 2018


Quand la station huppée de Courchevel paie sa stratégie haut de gamme
Challenges Par Bertrand Fraysse le24 février 2018 

Courchevel fait trop de hors pistes

EcoSavoieMontBlancPar Éric Renevier le12 mars 2018 





18  avril 2018








Le modèle des stations de ski doit changer
La Gazette des communes publié le 16 avril 2018 par Eric Adamkiewicz

http://www.lagazettedescommunes.com/558600/le-modele-des-stations-de-ski-doit-changer/



et ce n'est pas nouveau, certains évoquaient déjà les limites du système dès 2002:


Eléments de réflexions dès 2002 par Julien Noël:

« Le cadre de loi apparaît donc contradictoire et les opérations immobilières ne luttent pas « avec les mêmes armes ». L’ORIL présente des avantages telles que la diversification des activités du promoteur ou encore l’amélioration de l’offre pour la station. De plus, il pose les bases d’une relation étroite entre les investisseurs et les collectivités, essentielles dans le cadre d’un tourisme durable. Cependant, son principal inconvénient se caractérise par sa lourde lise en œuvre et son coût élevé. Face à cela, comme nous avons pu le constater dans ce rapport, la défiscalisation pour la construction de neuf se révèle être un intérêt financier considérable pour l’investisseur.
Il u a donc fort à parier que ces investisseurs se dirigeront naturellement vers la construction de logement neuf avec une rentabilité beaucoup plus immédiate que la rénovation d’un parc existant. De la même manière qu’ils se sont tournés vers les Pyrénées non pas pour leur image, mais bien pour leur rentabilité économique supérieure  aux zones rurales.

Subséquemment, nous pouvons d’ores et déjà pronostiquer que le système VRT-ORIL restera lettre-morte jusqu’en 2006, date de la fin du dispositif Demessine. »






22  avril 2018







http://www.vanat.ch/RM-world-report-2018.pdf


Un rapport indispensable pour comprendre pourquoi certains restent bloqués sur les journées skieurs…et le fantasme des volumes de marchés "en devenir"…

pour comprendre en partie ce que nos concurrents autrichiens proposent comme prestations:








23  avril 2018


Les questions semblent se poser un peu partout dans le monde sur les évolutions en cours

La station de ski Whistler-Blackcomb a-t-elle vendue son âme ?
ici.radio-canada.ca publié le 11 avril 2018




30 avril 2018

La grande fonte de l'or blanc


The Economist London 2016 publié le 8 février 2018 dans Challenges n° 552 




28 juin 2018

Par Stéphane Rapha, Docteur en droit dans les cahiers du Droit du Sport n°49, 2018.



Une approche intéressante où questions de droit, lobbying et peut être mélanges des  points de vues sont débattus.




9 juillet 2018
France Inter le 8 juillet 2018


16juillet 2018


« Le rejet du tourisme de masse va s'amplifier »
par Annabelle Laurent publié le 14 juillet 2018
usbeketrica.com

Le duel des critiques: Thomas Daum et Eudes Girard VS Yves Noël (Vidéo) - 14/07 Le 14.07.2018 à 00h00 | BFM Business

https://www.challenges.fr/videos/le-duel-des-critiques-thomas-daum-et-eudes-girard-vs-yves-noel-1407_kpflf5





5 août 2018


Tourisme et Grands Evènements Sportifs Internationaux (GESI)

Avec les 21 mesures pour optimiser les retombées touristiques on est dans du grand Art... mais avec une vision du XXème siècle lorsque le tourisme prenait son envol, internet n'existait pas et lorsqu'on rêvait à un développement touristique à l'infini (…et au-delà !).

Ne pas oublier de lire avec attention la liste des personnes auditionnées pages 29 à 32, cela va expliquer en partie ces 21 mesures dont nous verrons la mise en oeuvre et la réelle efficacité pour atteindre les 100 millions de touristes (qui seront FORCEMENT atteint en 2024…).

 


21 MESURES POUR OPTIMISER LES RETOMBEES TOURISTIQUES DES GRANDS EVENEMENTS SPORTIFS ORGANISES EN FRANCE


Blog Aménagement, Récréation Sport & Tourisme 19 juillet 2018





Puisqu'on en est au questions estivales:



Quid des retombées du Tour de France ?


Extrait de 
Grands évènements sportifs et questions d'aménagements.
Blog Aménagement, Récréation Sport & Tourisme 3 Août 2018


Suite à la lecture de:

jeudi 2 août 2018 par  rédaction

Et les déclarations du Président du Conseil Départemental des Hautes-Pyrénées:

"« Si l’on met en parallèle cette somme avec tout l’impact économique, la notoriété, la campagne de communication, les images véhiculées à travers le monde, il y a des procès qui n’ont pas lieu d’être », relève Michel Pélieu en réponse à ceux qui reprochent d’injecter trop d’argent dans le Tour de France."

Cette "institution" culturelle ne saurait être critiquée, mais on peut se poser des questions légitimes.

Comme pour tout évènement, il y a des retombées économiques. 

Mais sont-elles à la hauteur des espérances des territoires qui les accueillent et surtout couvrent-elles les frais engagés ? Dans de nombreux cas, les fantasmes de retombées mirobolantes sont bien supérieurs à la réalité.

Si l'organisation du Tour de France est magistralement mise en œuvre par ASO, la mesure des retombées est plus délicate car peu de collectivités sont en capacité de mettre des indicateurs efficients en place…et surtout peu d'entre elles doutent de l'absence de retombées. 

Car douter, c’est remettre en cause la question du choix de l’accueil du Tour.

Sur un plan économique, la question mérite pourtant d’être posée car si le coût de 120 000 à 150 000 euros pour être ville départ ou d’arrivée reste correct, les coûts indirects des « à cotés » pris en charge par les collectivités (une partie des barrières de police, réfection de certaines zones de bitume, suppression(s) de terre-pleins, divers travaux de voiries, mise en place des toilettes provisoires pour les spectateurs, des parkings, plus le temps de travail des personnels …) peuvent aisément monter la note jusqu’au environ de 450 000 euros (estimation du budget Tour de France de Bourg St Maurice Les Arcs en 2009). 

Dès lors, quid du ratio investissement/retombées économiques réelles ?


Le Journal des entreprises 

Entretien avec Jean-Pascal Gayant, professeur de sciences économiques à l’université du Mans
Propos recueillis par Amandine Dubiez - 29 juin 2018




De fait, en ne se focalisant que sur le prix payé à l’organisateur (ASO), on minimise le risque de critiques, mais certains élus montrent malheureusement qu’ils ne savent pas compter ou qu’ils mentent. Dans les deux cas c'est inquiétant !

En parlant principalement de retombées en terme d’image sur la base du calcul de la minute de publicité à la télévision au regard du temps d’antenne, on a imaginé un système sur-valorisant la puissance médiatique de l’événement. Mais sans lien avec les retombées économiques réelles sur le territoire concerné. Au mieux on espère que des visiteurs viendront, encore faudrait-il effectuer les comptages…

Mais cela est vrai pour tous les évènements. Même si à l’heure d’internet, on pourrait raisonnablement se poser la question de la pertinence du maintien de ce mode de calcul basé sur la publicité télévisuelle.

Sans compter, les frustrations de certains acteurs locaux qui se sont investis dans la mise en scène d’animations « pouvant » passer en direct grâce à une vue aérienne, mais qui faute de beau temps ou parce qu’il se passe une action sur la course ne seront pas filmées.

Seuls les sites, comme l’Alpe d’Huez, qui accueillent régulièrement l’épreuve peuvent avoir de véritables retombées. 

Toutefois, lorsqu’on observe les capacités de l’Oisans pour accueillir des cyclistes hors de la saison estivale, on peut avoir des doutes. Il y a pourtant une demande, mais les hébergements sont très difficiles à trouver en mai, juin et septembre. Sans compter les hébergeurs qui ne comprennent pas la nécessité d’avoir des garages à vélos sécurisés….

Avoir un événement ne peut être pertinent que s’il s’inscrit dans une logique de territoire permettant de gérer des visiteurs le reste de l’année (voir la stratégie vélo développée dans le cadre du Tour de France 2018 par l’agglomération d’Annecy).


Différents points de vues:



Les Echos NICOLAS RICHAUD 


Présentation Eric Adamkiewicz






2 septembre 2018

Lorsque le 
contexte évolue sans que les réponses puissent s'adapter.
Il ne s'agit pas de juger mais de faire un petit tour dans le monde des échecs de sites touristiques.






8 septembre 2018


La valse des directeurs d’OT

A deux ans des élections municipales, les dirigeants des structures touristiques qui devraient porter les stratégies des territoires quittent leurs postes, volontairement ou pas.

Ne pas se poser la question de l’importance du phénomène relève au minima d’une absence de réflexion, au pire d’une incapacité à voir la réalité d’un marché de plus en plus concurrentiel.

Courchevel, Méribel, Tignes,... Megève… la gouvernance délicate des stations de montagne. Lorsque les visons ne sont pas partagées, ni les objectifs, ni les stratégies ne peuvent être construites et menées sereinement.

Ce sont des problèmes de riches qui risquent à terme de mettre certaines perles des Alpes en situations délicates.


La question n'est pas qu'un problème de renouvellement ou non de contrat de travail (Courchevel, Megève…). 

Rien n'empêche de transformer le contrat de dirigeant d'EPIC en CDI. Le départ régulier des dirigeants des structures touristiques montre que le travail dans la durée est très difficile.

Ce qui pourrait être un projet de vie professionnelle pour développer un territoire se limite désormais à une pige pour répondre aux exigences de la loi et limiter les risques de gestion de fait pour certains élus. 

Lorsqu'on ne sait pas où l'on veut aller, on sélectionne un technicien juste pour gérer le quotidien. 

L'incapacité à construire des stratégies à long terme (et à essayer de les mettre en oeuvre) est la preuve de l'immaturité d'une économie qui refuse de voir qu'elle est responsable de ses difficultés structurelles. 

L’économie touristique de montagne, à l’image du tourisme en France, peut se permettre de gaspiller de l'énergie, des compétences, des moyens car elle n’a pas mesuré encore son réel potentiel, pas plus que l'importance de ses atouts.

Mais à force d'être immature mais également très suffisante, elle risque fort de voir ses concurrents, beaucoup plus sérieux …et professionnels,  la reléguer en deuxième division.




https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:6443831520464510976/?commentUrn=urn%3Ali%3Acomment%3A(activity%3A6443831520464510976%2C6443849211397181440)



Heureusement que certains concurrents font aussi n'importe quoi. 

Fin du domaine skiable de Grandvalira
Publié le 5 juillet 2017





Chez nous aussi on joue "Retour vers le Futur"




Le Dauphiné Libéré publié le 8 septembre 2018


Alors que le Vercors possède environ 40 000 lits pour seulement 10000 lits touristiques chauds, l'enjeu aujourd'hui est-il dans de nouveaux programmes immobiliers ? 
500 logements pour Corrençon en Vercors avec quel modèle économique ? 
Celui qui créé encore des lits froids avec des propriétaires individuels ou des investisseurs dans de la prestation hôtelière ? 

Les vieilles recettes ne construisent pas un futur pérenne

(Voir Tourisme de montagne, où en sommes nous ? Blog Aménagement, Récréation Sport & Tourisme 28 Juin 2017)

https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:6444133937496223744/



22 septembre 2018

Que recherchent les français qui partent à la montagne cet hiver ? Une étude inédite déconstruit les idées reçues

Pour déonstruire les idées reçues, ça déconstruit....!!! 23% des français comptent partir à la montagne cet hiver ....!!!
On va faire exploser les chiffres puisque depuis plus de 15 ans, seulement 7,9% des français partent à la montagne l'hiver...
La véritable question qu'il faut alors se poser en lisant cette étude est: pour quelle raison le miracle du remplissage va-t-il se produire ?
Ou alors n'y aurait-il pas un "léger" biais méthodologique ?

https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:6448972378079789056



11 octobre 2018


https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:6455802225045368832/


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Bibliographie complémentaire


- Langenbach Marc, Clivaz Christophe, Tuppen John, (2017), Les processus de diversification de l'offre touristique par les spots outdoor dans les stations de montagne : approche croisée Suisse / France, Juillet. Juritourisme 198.

Emilie Jaccard, Emmanuel Bayle, Marc Langenbach (2016), La gouvernance des stations de montagne et leurs politiques sportive et touristique : Les enseignements du cas de Villars-sur-Ollon, Gestion et management public, 2016/3 (Volume 5 / n° 1), p87-105, Edition  AIRMAP.
https://www.cairn.info/revue-gestion-et-management-public-2016-3-p-87.htm

Vincent Vlès, Christophe Bouneau (2016), Stations en tension, Editions Peter Lang, 260 p.

Vincent Vlès (2014)Métastations. Mutations urbaines des stations de montagne. Un regard pyrénéen. Bordeaux : Presses universitaires de Bordeaux, 191 p. 


- Julien Barnu, Amine Hamouche (2014), Industrie du tourisme. Le mythe du laquais. Collection Libres opinions. Edition Presses des Mines

Olivier Bessy (2013). L'innovation dans l'évènementiel sportif. De l'attractivité touristique au développement des territoires, PUS, 246 p.


- E. Marcelpoil, L. Bensahel-Perrin et H. François (2010) Les stations de sports d’hiver face au développement durable. Etat des lieux et perspectives. coll. Les idées et les théories à l'épreuve des faits L'Harmattan

Philippe Bourdeau (2009) De l’après-ski à l’après-tourisme, une figure de transition pour les Alpes ? Réflexions à partir du cas français, Dossier Le tourisme montagnard au crible de la durabilité, Revue de Géographie Alpine, 97-3/2009.

- Philippe Bourdeau et Coll (2007), Les sports d’hiver en mutation. Crise ou révolution géoculturelle ? Edition Lavoisier - Collection Finance-gestion-management. Juin 2007 - 230 pages.

Philippe Bourdeau (2007) Le tourisme de montagne en question(s). Les dossiers de demain. halshs.archives-ouvertes.fr

Adamkiewicz E., (2007), S’adapter ou décliner ? Enjeux et défis pour les stations touristiques de montagne, in Les sports d’hiver en mutation, crise ou révolution géoculturelle ? sous la direction de Philippe Bourdeau, Hermes Science, Lavoisier, Juin, pp 173-181.

- Dewailly Jean-Michel (2006), Tourisme et géographie, entre pérégrinité et chaos ?, Paris, L'Harmattan, 222 pages.

- Marcelpoil E et Gerbaux F (2006), La gouvernance dans les stations de montagne, publication d’un numéro spécial de la Revue de Géographie Alpine (n°1/2006).



La montagne victime des sports d’hiver

Le Monde diplomatique, février 2008, par Philippe Descamps


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Rapports et Etudes

La réhabilitation de l'immobilier de loisirs en France,
par Françoise MIQUEL, Chef de mission de contrôle général au Contrôle général économique et financier - Jacques MOUGEY, Membre permanent du Conseil général de l'environnement et du développement durable - Georges RIBIÈRE, Membre permanent du Conseil général de l'environnement et du développement durable – février 2010.
Le positionnement de l'offre française des sports d'hiver, Note de Synthèse, février 2005. Etude réalisée par le cabinet Architecture et Territoire pour le compte de la direction du Tourisme.
Montagne, Les clients de demain, Etude réalisée à partir de SIMM 2007 pour l'Association Nationale des Maires de Stations de Montagne.

Attractivité des stations de sports d'hiver: Reconquête des clientèles et compétitivité internationale. Rapport au Premier Ministre Dominique de VILLEPIN. Vincent ROLLAND, Député de Savoie, décembre 2006. 


Bilan et perspectives de l’immobilier de loisirs dans les stations touristiques, analyse d’impact de la loi Demessine -Défiscalisation des résidences de tourisme dans les Zones de Revitalisation Rurale sur la région Midi-Pyrénées et le massif Pyrénéen- SEATM, 
- Julien Noël (2002), Mémoire de DESS « Sport, Tourisme et Développement Régional », Toulouse.




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Compléments dans les Archives du Blog




Tourisme de montagne, où en sommes nous ?
Blog Aménagement, Récréation Sport & Tourisme 28 Juin 2017



Attention les chinois arrivent ! Pas les clients, seulement des investissements capitalistiques. 24 Aout 2016 
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"Le miracle viendra par la grâce des enneigeurs" ou "Cachons nos erreurs sous la neige" ! 4 Mai 2016 
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Les Suisses s'inquiètent du manque de neige et du contexte touristique... et les français veulent des enneigeurs !!! 2 janvier 2016
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Tourisme de montagne et business model obsolète. 14 décembre 2014 
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Tourisme de montagne et vacances de printemps : un business model en péril ? 16 novembre 2014 
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Dossier Tourisme
Blog Aménagement, Récréation Sport & Tourisme Février 2017