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jeudi 5 juillet 2018

Projets futuristes et vieilles rengaines !

MAJ le 20 Juillet 2018

Créé le 5 juillet 2018


La perspective des JO Paris 2024 fait naître des envies, des aspirations, des fantasmes. 

Au-delà de l’engouement légitime et dynamisant de « l’effet JO » sur la communauté sportive, on doit se demander déjà si les dégâts collatéraux ne sont pas en phase de réalisation. 

Paris va accueillir les Jeux Olympiques et tout le pays espère profiter des fameux effets d’entrainements sans en mesurer véritablement les conséquences (Andreff, Arnaud 1991)[1]. L’ensemble du territoire métropolitain aspire à accueillir des délégations étrangères  grâce à « son environnement exceptionnel » ou « son positionnement géographique »… ou parce qu’il le souhaite.

La France, qui fait partie des destinations touristiques internationales majeures, mais pas la 1ère malgré ses effets de communication pathétiques récurrents (Mark Watkins 2017)[2],  se voit maintenant comme un centre de préparation aux grandes manifestions sportives. 

Si le fait de chercher à s’organiser pour recevoir les délégations du monde entier est louable, et même possible dans certains cas, vu l’offre d’hébergements disponible dans un territoire qui est un ensemble de destinations touristiques identifiées ; chercher à profiter des JO pour se lancer dans des programmes d’investissements d’équipements sportifs relève d’une vision archaïque et délirante (Dewailly, Sobry 1993)[3]. Nous ne sommes plus à l’époque des grands programmes d’Etat d’aménagement du territoire financés en partie par l’Etat (Falcoz, Chifflet 1998)[4].

Tout le monde ne pourra pas accueillir ! Et surtout à quels coûts ? 

On voit pourtant apparaître un discours surréaliste laissant entendre que les fédérations nationales olympiques vont déverser des sommes importantes pour permettre l’accueil et la préparation de leurs équipes avant les JO ? De quelles nations est-il question ? Toutes sont-elles en capacité de dépenser beaucoup de moyens pour leurs équipes ?

A observer certains articles de presse, l’occasion est parfaite (voir ci-dessous) presque trop belle.  Toutes les régions semblent avoir des ambitions d’être les bases arrières olympiques « naturelles ». Et celles–ci pourraient fort bien constituer leurs principales stratégies de développement du sport pour les six prochaines années.

Mais à quels coûts ? Et pour quelles retombées réelles ? Retombées symboliques ou économiques ? Et pour quels usages des équipements après 2024, avec quels coûts de fonctionnements ?

L’accueil des délégations sera-t-il considérée comme de la communication et donc l’usage des équipements sportifs ne sera pas facturé (installations que l’on aura éventuellement rénovées  ou créées[5] et bloquées pour l’occasion). Les lieux d’hébergements devront-ils s’engager dans une démarche collective sur la base d’éléments tarifaires négociés avec les collectivités ? 

Beaucoup de questions restent en suspens alors qu’il faudrait être très au clair sur ce que l’on attend de cette logique d’accueil d’équipes olympiques. Avec le risque de reproduire ce qui se passe souvent: la réalisation d’équipements dits « structurants » qui finissent pas plomber les budgets des collectivités (Grands évènements sportifs et questions d'équipements.).



Il y aura bientôt plus de bases arrières potentielles que d’épreuves olympiques, forcement il va y avoir quelques déceptions. Mais surtout cela risque de conditionner les stratégies de territoires autour de projets qui pourraient devenir obsolètes ou très dispendieux à terme.

Alors que la Gouvernance du sport est en pleine restructuration, comment envisager de reproduire les mêmes erreurs que par le passé ?

Si c’est l’occasion de poser les stratégies locales de développement des pratiques sportives et/ou récréatives, les Jeux apporteront alors un héritage réel au-delà des symboles. Mais pour cela, il ne faut pas fantasmer à des lendemains qui chantent miraculeusement.

Certes nous sommes un pays encore très riche, mais est-ce une raison pour gaspiller pour des «retombées » aléatoires en raison d’une vision trop passéiste ?






Liste d'articles de presse non exhaustive vérifiable.

La Mayenne

Tours


Normandie


Dijon

Val-de-Reuil

Région Centre


Dinard

Harnes

L’Occitanie


Mâcon


Soissons


L’Isère et Grenoble


Les Hauts de France

En réaction à cet appel à projet:

Insondable https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:6388730859624763392/


9 Juillet 2018

Les liens entre évènements sportifs, tourisme et développement économique restent trop souvent assez mal maîtrisés et surtout très mal évalués. En ne regardant que certains succès après 20 ans (Festival des vieilles Charrues, Printemps de Bourges, Vendée Globe, Au Bonheur des Mômes…), on pense que l'on peut reproduire ces "types d'événements" (qui en fait sont très spécifiques à un projet et un territoire) et que facilement les retombées économiques seront au rendez-vous. 

Tout n'est pas reproductible partout.


Pour que le tourisme soit un projet pour tous les territoires, il va falloir booster la copie !
Blog Aménagement, Récréation, Sport & Tourisme publié le 4 août 2017

Et tout le monde ne pourra pas être une base arrière des JO qui va rapporter.

Mais comme de la même façon on communique sur des chiffres de touristes qui sont faux… où est le problème ?



87 millions de touristes étrangers en France en 2017
Etudes économiques DGE N°84 Juin 2018


L'Echo touristique La France, championne du monde ? Oui mais…
 


La France, championne du monde _ Oui mais…



Tout le monde n'est pas crédule.




17 Juillet 2018

Est-ce un problème que les statistiques du tourisme soient fausses ?
Par Mark Watkins coachomnium.com



19 Juillet 2018
20h




RAPPORT REMIS AU PREMIER MINISTRE LE 19 JUILLET 2018


Après une lecture rapide et avant une analyse plus complète, ce rapport est une jolie compilation qui oublie "juste" que Paris est déjà une des premières destinations touristiques mondiales. 

Donc l'objectif d'augmenter le nombre de visiteurs (au-delà d'être simplement délirant ) ne résoudra pas la question de la qualité de l'accueil et reste bloqué dans une logique de volumes héritée d'une approche liée à l'aménagement du territoire; on aménage pour des volumes. Donc aéroports, autoroutes, hébergements touristiques… comme s'ils n'étaient pas suffisants. 
Ce n'est pas le nombre dont il est question mais de la qualité des prestations d'accueils et de services (Ooops il faudrait maintenir les services publics de sécurités et de santé dans les territoires…). 

Les personnes auditionnées par les auteurs de ce rapport sont à 90% liées à l'organisation d'évènements et les limites très peu évoquées, notamment pour les JO de Londres présentés comme une très grande réussite. Apparemment certains documents britanniques n'ont pas été pris en compte, peut être trop critiques. 

L'Euro 2016 est cité en exemple alors qu'il a coûté plus de 300 millions...  (hors coûts des stades pendant les 30 prochaines années) et les recettes évoquées ne sont que des estimations basées sur des données fournies par le donneur d'ordre de l'étude (!!!). 
Relisez attentivement le rapport CDES, les réserves méthodologiques existent et sont bien précisées. 

Parions que beaucoup vont penser de les "GESI" sont une solution. Pour les territoires déjà équipés ou pour ceux en situation difficile ?

Nous restons "persuadés" malgré l'expérience et les différents rapports de l'IGF, de la Cour des Comptes et les études scientifiques réalisées depuis 40 ans que les bénéfices sont supérieurs aux coûts directs et indirects. 

Toujours cette même logique de recherche de volumes de touristes.
Les "Grands Evènements Sportifs Internationaux" ont des retombées économiques mais ils n'irriguent pas les territoires, ils nourrissent surtout les organisateurs, les sociétés de communication et le BTP, mais les factures restent réglées par les collectivités; qui gardent aussi l'héritage même s'il est lourd à porter.

Il ne faut pas confondre "animations" de territoires qui peuvent sur le moyen et parfois sur le long terme générer une activité économique et "évènements" qui vont ponctuellement sembler "booster" l'économie locale. 

A ne pas se fixer des objectifs raisonnables et raisonnés, on génère des frustrations et des déficits chroniques que l'on masque derrière la méthode Coué histoire de se persuader que les bénéfices sont supérieurs aux contraintes et aux coûts.


Pour certains « La terre reste plate » ou est "redevenue plate".

Nous préférons croire plutôt qu'analyser les faits. 

Cependant la terre tourne et elle est ronde.


https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:6425796844730880000



20 Juillet 2018

En complément le dossier de presse du 3ème Conseil Interministériel du Tourisme pour bien voir où sont les priorités.

19 juillet 2018

Dossier de presse 3eme conseil interministeriel du tourisme_-_19.07.2018



[2]Les suspectes statistiques sur le tourisme par l’OMT http://www.coachomnium.com/bonus/statistiques-tourisme-france.html
[3]DEWAILLY Jean-Michel, SOBRY Claude (1993) "Les grands événements sportifs : prétexte à l’aménagement du territoire", Revue Hommes et Terre du Nord ; Lille 1993/2.
[4]FALCOZ Marc, CHIFFLET Pierre (1998) La construction publique des équipements sportifs : Aspects historique, politique et spatial, Annales de la Recherche Urbaine N°79 "Sport en ville" Juin 1998, pp 14-21.


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Compléments 

Accès au dossier "Tourisme"
Blog Aménagement, Récréation, Sport & Tourisme

Accès au dossier "Grands évènements et Aménagements"

Blog Aménagement, Récréation, Sport & Tourisme

Accès au dossier "Equipements récréatifs, sportifs et/ou de loisirs"
Blog Aménagement, Récréation, Sport & Tourisme

jeudi 14 juin 2018

Grands évènements sportifs: lorsque le mépris des organisateurs pour les collectivités est complètement assumé et décomplexé.

MAJ le 17 juillet 2018
Créé le 14 juin 2018


http://sport24.lefigaro.fr/rugby/coupe-du-monde-2023/actualites/claude-atcher-au-figaro-si-certaines-villes-hotes-ne-sont-pas-pretes-a-depenser-un-euro-on-se-passera-d-elles-913003

Interview surréaliste !

Comment comprendre que le dossier pour l'utilisation des stades ne soit pas déjà réglé avec les villes hôtes dès le dossier de candidature ?

Y-a-t-il eu copié-collé du dossier précédent ? 

Est-ce une communication de pression mise sur les villes et une volonté de passage en force pour qu'elles cèdent aux desiderata des organisateurs ?

Où l'on comprend qu'il y a une partie de poker pour obliger les villes à mettre les stades gratuitement à disposition.

Pour une structure qui organise une compétition de ce niveau, il y a un énorme mépris pour les villes qui fournissent "le basique", car sans stade, pas de Coupe du Monde.

Finalement c'est bien pire que le présentait le rapport conjoint de l'Inspection Générale des Finances (IGF) et du Ministère des Sports.



À croire que certains vivent sur une autre planète, il serait temps de les faire revenir dans le monde réel et que l'Etat remplisse pleinement son rôle. Laisser passer ce type de propos est assez impensable ou alors c'est de l'incurie politique et administrative.

On passe des "valeurs du rugby" au côté obscur des pieds nickelés du ballon ovale. 
Cette équipe "d'organisation" est-elle encore crédible après de tels propos ? 

Mais pour être capable de faire de telles déclarations, il faut une certaine dose de suffisance, se penser incontournable et/ou être convaincu que les collectivités céderont.

Le Directeur Général du "Groupement 
d'Intérêt Public" France 2023 semble croire qu'il dirige un "Groupements d'Intérêts Particuliers" et qu'il peut faire et dire n'importe quoi !

Rappel sur le cadre des GIP.

Que fait la ministre ?

On peut légitimement se demander si le pire n'est pas à venir.

Et si cette manifestation était annulée en France en raison de problèmes de management de ces dirigeants ? 

Il ne faut pas l'espérer, mais il serait nécessaire de revenir à des comportements professionnels "normaux"... et acceptables.

Il serait temps que les élus des collectivités, qui assument la majeure partie de l'organisation du sport en France à travers la mise à disposition des espaces de pratiques, mettent les organisateurs face à leurs aspirations. Car les responsabilités financières restent supportées par les contribuables via les collectivités.

C'est également valable pour la construction des calendriers des championnats.

Si vous souhaitez organiser, faites le en professionnels en assumant aussi les coûts !




27 juin 2018

Au 27 juin 2018, aucune réaction aux propos du Directeur Général du GIP France 2023.

Ni du Ministère des Sports, ni du Clubs des villes Hôtes (ou supposées être hôtes dans le dossier de candidature…).

Publié le 12 juin 2018 à 16:30 - Mis à jour le 12 juin 2018 à 17:39


Un "remarque" de la guerre des tranchées, chacun reste sur ses positions !

Vivement un armistice raisonnable à défaut d'être raisonné.




17 juillet 2018

Intéressant de regarder les raisons pour lesquelles le Directeur Général du GIP semble imperturbable et déterminé depuis 2007, il parait insubmersible.

On reste stupéfait que l'Etat ait accepté qu'il soit nommé DG du GIP. Car même si la fédération pèse  62 % et 37% pour l'Etat (1% CNOSF), l'Etat est la caution financière de cette organisation et supporte les risques (Cf  Rapport sur l'organisation de la Coupe du Monde de Rugby 2023. Mars 2018).



Claude Atcher, l'homme de l'ombre de Bernard Laporte
ENQUETE FRANCEINFO. 
par Sylvain Tronchet Radio France publié le 04/11/2017

Médiapart  PAR   




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Pour mémoire (modifications du 28 juin 2018)

Blog Aménagement, Tourisme, Sport & Tourisme

Mais aussi 


4 octobre 2017

LA GAZETTE DES COMMUNES PUBLIÉ LE 29/09/2017 • PAR DAVID PICOT    

Le Monde - Money Time L’actualité économique de l’économie du Sport 
Par Jean Pascal Gayant Professeur des Université, publié le 5 octobre 2017





11 MARS 2018


LE MONDE | 10.03.2018 à 10h51 • Mis à jour le 10.03.2018 à 17h33 | Par Adrien Pécout

PREMIER CARTON JAUNE À LA FFR POUR L'ORGANISATION DE LA COUPE DU MONDE 2023. 

OÙ L'ON SEMBLE DÉCOUVRIR QUE LE DOSSIER N'EST PAS FINALISÉ POUR UN DÉTAIL: L'UTILISATION DES STADES...

COMMENT ADMETTRE QUE L'ETAT, APPORTE SA CAUTION SYMBOLIQUE, ADMINISTRATIVE ET FINANCIÈRE À UN DOSSIER SI PEU PROFESSIONNEL ?A MOINS QUE COMME D'HABITUDE ON S'ATTENDE À CE QUE L'ARGENT PUBLIC VIENNE COMBLER LES MANQUES DE L'ORGANISATION LOCALE POUR LE BÉNÉFICE D'UNE INSTANCE SPORTIVE INTERNATIONALE ? 

L'EX-SÉNATEUR DIDER GUILLAUME VA AVOIR DU PAIN SUR LA PLANCHE POUR MAINTENIR LA BARQUE ET ÉVITER LES ÉCUEILS !

SUITE DES AVENTURES DE FRANCE 2023…


(...17 mai 2018



Et si le sénateur Didier Guillaume, présenté comme le futur Président du GIP France 2023 avait trouvé le dossier d'organisation de la Coupe du Monde un peu léger ou présentant de nombreuses failles ?



https://www.publicsenat.fr/article/politique/coupe-du-monde-de-rugby-pourquoi-le-senateur-didier-guillaume-declare-forfait)



lerugbynistere.fr par Thibault Perrin Publié le 12 mai 2018 



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sport24.lefigaro.fr Publié le 10/03/2018



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Aménagement, récréation Sport & Tourisme publié le 14 juillet 2016