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vendredi 16 août 2019

A la recherche de l’étalon improbable. Lorsque les bourricots rêvent de grandeur, ils regardent le tableau Excel.

A la recherche de l’étalon improbable.
Lorsque les bourricots rêvent de grandeur, ils regardent le tableau Excel.

(Adaptation excessivement libre de ce qui ne se passe pas dans cette filière professionnelle que je ne connais pas du tout)

Fait à l'arrache, juste comme ça, entre deux lectures le 16 août 2019.




Un chinois, chargé de développer la filière équine dans son pays, a été missionné pour étudier l’excellence mondiale.

Il fait le tour du monde, visite différents pays et revient pour proposer des axes de développement pour la Chine.

Il expose au Comité Central les particularités des différents systèmes d’élevages qu’il a observé.

Dans les pays du Moyen-Orient, il a déterminé qu’ils avaient une bonne stratégie basée principalement sur des achats systématique de chevaux performants dans le monde entier.

Avec un cheptel estimé à 988 000 en 2014, en Angleterre, il a été surpris par le Derby d'Epsom et fasciné par la manière dont les anglais perpétuent la tradition Victorienne autour d’un événement mondial très particulier. 


En Irlande, il voit rapidement que les très bonnes qualités de chevaux restent limitées par le peu de production possible. La qualité mais sans la quantité (124 000 unités)[1].

L’Allemagne présente une tradition culturelle d’excellence souvent visible sur les podiums olympiques et un nombre considérable d’élevages permettant de produire 1 200 000 chevaux.

En France, il a été surpris de trouver des élevages de très grandes qualités portés par des passionné-e-s qui arrivent à élever 1 100 000 animaux. Et au-delà du Cadre Noir, institution qui a des origines très anciennes, l’intérêt pour la sauvegarde de quelques espèces d’ânes, Grand Noir du Berry ou Baudet du Poitou.

Les visites en Suède et Norvège ayant misent en évidence des productions respectables  variant de 125 000 à 360 000.

Et même si la Russie annonce 1 400 000 chevaux, c’est aux Etats-Unis, que la production de chevaux associée aux mythes de l’Ouest permet de proposer une offre importante et les étendues disponibles permettent des comparaisons aisées avec le territoire chinois  ( 3 620 000) chevaux. 

Connaissant le penchant des membres du Comité Central pour les comparaisons avec les USA, encore première puissance économique mondiale, il accentue sa présentation en insistant sur le fait qu’il était important de leur damer le pion avec leurs propres critères. 

Il présente donc une stratégie visant à établir un classement international qui après 30 ans permettra aux éleveurs chinois d’être leaders mondiaux, d’écraser la concurrence et de réussir à édicter les normes applicables sur la planète.

Devant cette démonstration stimulant pour le nationalisme chinois, les moyens sont débloqués par milliards pour arriver à cet objectif.

Le classement mondial est publié, modifié légèrement chaque année. Petit à petit le monde de la filière équine évoque ce surprenant document. Certains ignorent cet outil de propagande grossière, d’autres souhaitant alerter sur l’apparition de l’Empire du Milieu dans une filière traditionnellement occidentale se réfèrent régulièrement à ce pseudo classement. Et d’autres y trouvant un moyen de se faire mousser en évoquant la montée en puissance de la Chine, répètent  partout qu’il faut se réformer pour faire comme ils disent.

Et de fil en aiguille, le classement des chinois fut attendu, commenté…et utilisé y compris par ceux, qui oubliant leur tradition fondée sur l’expérience et certaines lignes philosophiques, avaient bâti des modèles de références.

Dès lors, certains membres de la filière ne furent obsédés que par un certain type d’étalon: l’Etalon de Shangaï. 

Les chevaux de trait furent disqualifiés, les pur-sang furent utilisés comme faire valoir à l’étalon de Shangaï, les anglo-arabes confinés à des rôles mineurs, … la liste est malheureusement longue des espèces qui se sont retrouvées en voie de disparition pour complaire à une pseudo modernité.

Comme quoi, en imaginant que certains sont des ânes, et en ne pensant qu’il ne peut y avoir qu’un type d’étalon, les bourricots ne sont pas forcement où l’on croit.


Avertissement : 
Toute analogie avec des classements internationaux existant ou à venir serait purement le fait du hasard.


C'est just a joke



[1]Les chiffres clés de la filière équine à l’internationale : un essai de collecte d’information ParCéline Vial (Ifce, INRA, UMR 1110 MOISA, F-34000 Montpellier), Geneviève Bigot (UMR Territoire, Irstea Centre de Clermont-Ferrand)  Avec la collaboration de Pascale Heydemann(Ifce, OESC, Arnac Pompadour) et Claire Cordilhac (Ifce, Mission internationale) dans Le magazine en ligne de l’actualité technique et scientifique équine.




Pour ceux qui ont l'esprit tordu mais critique, un excellent texte bien meilleur que celui ci-dessus.


« Une Grenouille vit un Bœuf qui lui sembla de belle taille… », ou comment (ne pas) moderniser les universités françaises.

par Wiktor Stoczkowski the Conversation 29 novembre 2017, 21:38 CET




Ajout le 30 août 2020

Le Soir par Le comité de Carta Academica publié l

e 29/08/2020 à 09:00

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