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samedi 3 août 2019

Le Génie français : ou comment la pseudo "première destination touristique mondiale" ne risque pas le "surtourisme".

MAJ le 21 août 2019


Mise en ligne le 3 août 2019 à 10h45
(Quelques corrections de coquilles effectuées le 6 août 2019)


Le changement de titre a eu lieu le 6 aout à 17h59


"Quelques remarques sur un rapport parlementaire sur le tourisme de Juillet 2019" 
est devenu:

Le Génie français : 
ou comment la pseudo  "première destination touristique mondiale" ne risque pas le "surtourisme".

Parce qu'elle l'a décrétée !



Le 24 juillet 2019 était enregistré à l’Assemblée Nationale le rapport d’information déposé en application de l’article 145 du Règlement par la commission des affaires économiques sur le tourisme et présenté par Mme Marguerite Deprez-Audebert et M. Didier Martin, Députés

MAJ le 16 Août

Attention une nouvelle version de ce rapport avec une autre pagination semble devenue la version définitive ce qui peut expliquer les différences de pagination.
La mise ne forme est différente mais pas le fond







Quelles remarques peuvent être tirées de ce rapport ?

Dans un souci de lisibilité les commentaires seront réalisés en suivant les thématiques abordées dans ce rapport avec renvois aux pages.

Les remarques présentées ci-dessous ne prétendent pas être exhaustives, ni objectives mais souhaitent proposer un éclairage différent et interroger les éléments repris dans ce rapport parlementaire.



Certains commentaires peuvent être lus sur la publication linkedin.





Avant propos page 6
« La France tire aujourd’hui insuffisamment profit de la demande touristique mondiale. Elle souffre notamment d’un parc d’hébergement vieillissant et d’une desserte des territoires encore trop limitée. Les efforts de promotion peuvent encore gagner en efficience, tout comme la qualité de l’accueil. »

–   « Un secrétaire d’État rattaché au Premier ministre est aujourd’hui nécessaire, pour redonner au secteur toute l’impulsion publique et politique dont il a besoin. La France doit en effet afficher une ambition politique volontariste, à l’image des plans « neige » et « littoral » mis en place dans les années 1960 » 
      Il apparaît tout à fait prioritaire de libérer les acteurs du tourisme des contraintes réglementaires et administratives, encore trop nombreuses ;
     L’offre pour un tourisme durable et authentique, fondée sur l’expérience, doit être valorisée pour marquer les esprits des vacanciers ;
      La question du parc d’hébergement mérite en attention particulière, et le sujet des «lits froids et volets clos » doit faire l’objet d’une action forte des pouvoirs publics. C’est toute la boîte à outils de l’action publique qui doit être mobilisée pour répondre à cette problématique ;

Enfin, votre président souhaiterait mettre en garde contre une vision trop administrative de l’organisation des compétences liées au tourisme sur les territoires. En la matière, c’est le pragmatisme qui doit l’emporter, et l’organisation des compétences doit être capable de s’assouplir et de s’adapter selon les spécificités locales. Cette approche territoriale doit aussi primer en matière de promotion. À ce titre, votre président estime que la promotion de la France auprès des Français doit revenir aux acteurs de terrain, que sont les comités régionaux et départementaux du tourisme. »

Nous avons donc tous les axes qui vont être abordés avec déjà les affirmations principales qui vont construire ce rapport.
Ces quelques éléments placés en avant-propos permettront à ceux qui ne souhaitent pas lire tout le document d’avoir les idées principales retenues défendues dans ce document.



Page 7
« La France tend en effet à se reposer de façon excessive sur son rang de première destination mondiale. Ces bons résultats véhiculent l’idée selon laquelle le tourisme en France « marche tout seul », sans qu’une stratégie politique forte n’est nécessairement besoin d’être élaborée. »

« si la France est première destination en termes de fréquentation touristique, elle n’est que troisième en termes de recettes tirées de l’économie touristique. »

« La question de la juste répartition des flux touristiques doit être placée au coeur de la stratégie pour le tourisme de demain.
Elle répond à un double impératif : lutter contre la concentration excessive des touristes sur certaines zones délimitées, mais surtout, permettre aux territoires de tirer tout le potentiel qu’offre le développement de l’offre touristique pour le développement économique local. »

« Pour construire la stratégie touristique de demain, la France doit jouer sur les atouts qui peuvent lui permettre de se différencier et de gagner en compétitivité hors prix. »


Loin de remettre en question l’affirmation de première destination mondiale qui n’est retenue par aucun professionnel sérieux et permettrait de véhiculer un autre discours de « challenger » et non de pseudo leader mondial, les rédacteurs du rapport ont choisi, pour ménager certaines susceptibilités, de cibler l’aspect des recettes touristiques.

Assemblée Nationale le 3 octobre 2018

« Le constat, globalement valable, doit toutefois être relativisé par un autre, celui de la fiabilité souvent discutable des données statistiques disponibles. Cette situation apparaît clairement à l’analyse des données produites en France, mais on peut craindre que les observations concernant notre pays puissent être extrapolées à nombre d’autres, notre appareil statistique public ayant la réputation d’être plutôt solide dans les comparaisons internationales » 
(Rapport d'information N° 1271 sur la promotion de la destination touristique France p7… )



« La juste répartition des flux touristiques » ????  Quelle vision ? Il y aurait une répartition juste et une injuste ? Pour lutter contre la concentration liée aux grands programmes d’Etat ayant constitués des pôles d’attractivités (littoraux et montagnes) ? Alors même que dans l’avant propos « La France doit en effet afficher une ambition politique volontariste, à l’image des plans « neige » et « littoral » mis en place dans les années 1960 » et donc devrait renouer avec ce qui a fait son histoire du développement touristique de masse.




page 8
« Ils ont établi cinq grandes orientations pour que l’économie touristique de demain puisse gagner en compétitivité :
      la France doit se donner les moyens de construire une vraie culture de l’accueil, du service, et de l’hospitalité. C’est une faiblesse française avérée qui pénalise aujourd’hui lourdement notre économie et le secteur touristique en particulier ;

La construction d’une culture de l’accueil peut elle être décrétée ? Surtout lorsqu’on continue de présenter la France comme la première destination touristique. Pourquoi aurait-on besoin d’améliorer ce qui n’impacte pas son attractivité ?
D’autant que les filières d’excellences, œnologie et gastronomie, ainsi que les hébergements de haut de gamme ne sont pas concernés par cette faiblesse touchant principalement le tourisme d’entrée et moyenne gammes. 

     la consommation touristique peut être encore davantage encouragée. Vos rapporteurs identifient ainsi plusieurs leviers pour que la France puisse augmenter les recettes tirées des flux touristiques. Il convient également de tirer parti des nouvelles façons de vendre des produits touristiques mises en oeuvre par les opérateurs en ligne ;

Encourager la consommation touristique : indépendamment des modalités d’estimation des recettes, aussi aléatoires que l’estimation des flux, les ventes par les moyens technologiques sont une priorité… sans lien avec le rapport qualité/prix proposé.

      la France doit également offrir aux professionnels du secteur de l’hébergement un cadre approprié pour financer le renouvellement d’un parc vieillissant, qui ne répond pas suffisamment aux nouvelles attentes des touristes ;

Intéressant d’envisager « offrir aux professionnels » les conditions de mises à jour de leurs produits pour s’adapter aux attentes des clients. Sous entendu, il y a de nombreux freins limitant l’adaptation des professionnels.

      la connaissance des phénomènes touristiques doit être considérablement approfondie, pour renforcer la pertinence de l’offre par rapport aux évolutions de la demande ;

Connaître pour s’adapter, alors que des milliers de documents existent depuis, produits par Atout France, par différents ministères et organes déconcentrés par les CRT, les CDT, les différents observatoires et par les travaux de recherches… milliers de documents qui ne sont pratiquement pas lus. 

Mais pourquoi les acteurs du leader mondial du tourisme auraient-ils besoin d’analyses et de conseils, ? Sans rien faire de particulier, ils sont n°1.

– enfin, la gouvernance du tourisme aux échelles nationale et locales doit être profondément repensée, afin de donner une nouvelle impulsion politique pour le tourisme de demain et envoyer un signal fort aux acteurs du secteur. »

Repenser la gouvernance, c’est proposer des stratégies, pour le moment non partagées et construites sur des échelles de territoires disparates et liées au bon vouloir des acteurs locaux et à leur histoire.

Acteurs locaux qui ne partagent ni les mêmes objectifs, ni les mêmes analyses et qui, en plus, sont en concurrence les uns avec les autres.

page 15

« En deuxième lieu, la France peine à inciter à la dépense : elle n’offre pas nécessairement toutes les opportunités pour faire dépenser, s’agissant, par exemple, de l’ouverture des commerces le dimanche ou des facilités de détaxe, bien que des évolutions significatives aient récemment été actées en la matière. D’autres États sont en pointe sur cet aspect et parviennent à tirer des recettes plus importantes d’un nombre de touristes moindre. »

 De quelles données fiables et vérifiables disposons-nous pour justifier cette affirmation ? 
Aucune. Il ne s’agit que d’une formule utilisée à des fins idéologiques puisque l’appréciation de chiffres non vérifiables et seulement estimés, permet de faire dire ce que l’on veut à ces mêmes chiffres.

Page 17

« L’image de la France tend à se dégrader de manière latente. Notre pays souffre d’une réputation mêlant qualité de l’accueil insuffisante, déficit de propreté et mauvais positionnement en termes de compétitivité-prix.
Un très grand nombre de visiteurs estiment que le rapport qualité-prix est moins favorable que d’autres destinations, et que la France serait trop chère pour la qualité qu’elle offre (en matière d’hébergement, de restauration, de transport, etc.).

Les études qualités et satisfactions clients tendent, pour le tourisme d’entrée de gamme et moyenne gammes à valider cette remarque. Les prix étant libres en France comment identifier les causes de ce décalage tarifaire ? Quels impacts de la saisonnalité sur des modèles économiques des acteurs du tourisme ?

« Beaucoup des acteurs auditionnés ont regretté le millefeuille administratif caractéristique du système français, qui rend complexe une structuration vers une stratégie unique et une promotion structurée, faisant perdre en cohérence et en efficacité. Le ministère de l’Europe et des affaires étrangères le confirme : la diversité peut aussi être une faiblesse, en raison du manque de lisibilité qu’elle entraîne à l’international. »

Le millefeuille administratif a-t-il un impact réel puisque les acteurs privés du tourisme savent très bien à qui s’adresser ??? 

Si la question est celle de la promotion et d’une stratégie souhaitée « unique » on peut s’interroger sur la pertinence d’une telle approche devant la diversité des territoires et leurs atouts. Surtout que les destinations en France sont relativement bien connues et identifiées (gastronomie, oenotourisme, patrimoine, espaces naturels, lieux de pratiques de loisirs sportifs …) alors même de la technologie permet aux visiteurs de trouver l’information avant leurs voyages. 

Présenter la diversité de l’offre comme une faiblesse est très surprenant. Mais relève d’une stratégie visant à axer la promotion de La France sur des priorités. 
Et ce rapport est réalisé après les modifications dans la structuration d’Atout France, en lui demandant plus d’efficacités (gestion interne et promotion)… avec moins de moyens.

Y-a-t-il un véritable manque de lisibilité à l’international ? On peut raisonnablement en douter.

Page 18
Les difficultés et les défis du tourisme ultramarin – l’exemple des Antilles.

Par manque de connaissances personnelles approfondies des contextes locaux je m’abstiendrai de remarque sur cette partie. Néanmoins on peut constater qu’il s’agit de faire suite aux visites du groupe d’études sur place et de faire apparaître dans le rapport les spécificités des territoires et département d’outer-mer. 
Pour l’ensemble des territoires éloignés de la métropole, les spécificités locales doivent être relevées. La Guadeloupe et St Martin ayant des particularités différentes de La Martinique, St Barth, La Réunion, La Guyane ou les iles du Pacifique, sans oublier la Corse.



Page 19

« 2. Des difficultés conjoncturelles avec les mouvements sociaux et la crise des « gilets jaunes» dont les effets pourraient se poursuivre à plus long terme »

Etonnement, les chiffres évoqués dans la presse ce printemps présentaient l’absence d’impact de ces phénomènes.

Dans « Pour que le tourisme soit un projet pour tous les territoires, il va falloir booster la copie ! » Blog Aménagement, Récréation, Sport et Tourisme mai2019

 

19 mai 2019
Les Echos par Richard Vainopoulos Président de TourCom publié le 21/05 à 11h11

 France Inter par Philippe Lefebvre publié le 17 mai 2019 

Le Huffington Post
 par Lucie Oriol publié le 17/05/2019
Les Echos Par Elsa DICHARRY publié le 17/05 à 11h58


« Atout France a notamment fait état d’une baisse de 9 % d’arrivées aériennes internationales sur le mois de décembre. »

Cette diminution serait à mettre en perspectives de données chiffrées de quelle(s) année(s) N-1 ? D’une comparaison sur 5 ans, 10 ans ?

Les effets conjoncturels étant difficiles à appréhender, les comparaisons basiques à N-1 souvent utilisées n’ont aucun sens pour mesurer des tendances. Ce sont pourtant des éléments régulièrement utilisés. Pour masquer notre incapacité d’analyse approfondie ?

page 20

2. Une intensité concurrentielle accentuée par les usages numériques
« Cette intensité concurrentielle s’accentue considérablement avec le développement de l’usage du numérique dans la préparation du voyage. Non seulement l’offre mondiale augmente aussi vite – voire plus rapidement – que la demande, mais les nouvelles clientèles peuvent, surtout, faire des arbitrages très rapides entre destinations et offres touristiques, toute l’information étant disponible et accessible instantanément. La très grande majorité des touristes préparent et achètent une partie de leur voyage sur internet. Selon une étude du cabinet Raffour Interactif parue en septembre 2018 3322), 79 % des Français partis en 2017 ont préparé en ligne leurs séjours de loisir et 58 % des Français partis ont utilisé leur smartphone ou tablette pour préparer ou réserver leurs séjours de loisir en 2017, soit une hausse de 5 points par rapport à 2016. Tout porte à croire que cette tendance se poursuivra dans les années à venir.
Les fédérations des professionnels font toutes le même constat. Ainsi, comme l’indique le syndicat national des résidences de tourisme (SNRT), « les touristes sont de plus en plus exigeants en matière de confort, de services. Ils comparent tous les produits et tous les tarifssur internet. Globalement, cela tire les prix vers le bas »
« Le numérique renforce les exigences vis-à-vis des professionnels, qui sont confrontés à une concurrence qui peut être exercée à tout moment, mais également au poids des avis en ligne, des blogs, ou des images et commentaires relayés sur les réseaux sociaux. »

Bonne vision de la réalité. Donc, les visiteurs ont l’information. Les moyens de « promotion » doivent donc être revus. Puisque les comparaisons sont possibles, ce n’est pas de promotion dont la France à besoin mais de produits proposant le rapport qualité/prix satisfaisant les clients. La promesse client doit être tenue.


page 21

« Comme l’exprime justement l’institut français du tourisme, il s’agit, de manière générale, de « passer du tourisme de cueillette à un tourisme de culture ». Il n’est plus possible, aujourd’hui, de se contenter de « ramasser les fruits », mais indispensable de cultiver l’économie touristique en s’appuyant sur les atouts dont bénéficie la France. Ceci requiert de définir une véritable stratégie et de ne plus faire, comme par le passé, des ajustements « au coup par coup ».

Donc passer d’une logique de flux et de volumes à une logique de qualité que nombre de professionnels ont déjà intégré quel que soit le niveau de prestation. (Cf les évolutions du tourisme de plein air)

« La France doit s’engager pour une croissance soutenable du tourisme, construite sur deux piliers :
      le développement d’une stratégie pour le tourisme durable ;
     la reconquête des clientèles et la juste répartition des flux, pour faire du tourisme un vecteur d’attractivité dans les territoires. »

La juste répartition de flux (???) et la soutenabilité sans remettre en question la logique de tourisme de masse et de volumes. 

Le tourisme durable ne peut pas être qu’une formule.


page 22 

« le surtourisme »

Après une présentation des éléments de réflexions sur le « surtourisme » et la nécessité pour la France de se « différencier ». 

La France n’est pas véritablement concernée sauf peut être le Mont St Michel (???) et l’objectif des 100 millions de visiteurs non remis en question.

« La France est pour l’instant globalement à l’abri face aux risques du « surtourisme ». Grâce à la grande diversité territoriale de son offre, elle parvient, bien qu’en étant première destination mondiale, à assurer une répartition globalement soutenable de ses flux, même si certains lieux, comme le Mont Saint-Michel, appellent à une vigilance particulière. »

Tous les pays identifiés comme des pays attractifs au niveau touristique sont concernés sauf… la France ; pourtant première destination mondiale !!!!  D’après les informations régulièrement médiatisées.

Page 23 
Le tourisme expérientiel comme nécessité.

« Les aspirations aux voyages durables, éthiques et responsables »
« slow tourisme »

page 24
« le tourisme doit s’engager dans le sens d’une croissance soutenable. »

page 25
« 1. Le tourisme de masse, un risque pour l’écologie
L’ONU indique que le tourisme représente 5 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde 42). Selon les méthodes de calcul, ce chiffre peut atteindre 8 % . L’empreinte carbone du tourisme résulte de l’ensemble des transports, mais également de la consommation touristique de façon plus globale (nourriture, hébergement, shopping). L’avion est devenu le moyen de transport privilégié pour les touristes, et le développement de séjours de plus en plus courts et de plus en plus lointains, avec un coût significatif pour la planète.
Au-delà de cet effet global, le tourisme de masse conduit également à l’érosion de la biodiversité de certains sites touristiques.
La bétonisation de côtes espagnoles, ou la fragilisation de certains sites naturels en sont des exemples. Lors de leur déplacement ultramarin, vos rapporteurs ont à ce titre entendu les craintes du parc national de Guadeloupe, qui a fait état des risques de dégradation de la biodiversité particulièrement marqués dans les lieux du parc les plus fréquentés.

2. Les bouleversements climatiques, une menace pour le développement touristique
Si le tourisme est susceptible de perturber les écosystèmes, les bouleversements climatiques représentent également une menace considérable pour le tourisme. À titre d’illustration, et comme cela a été mentionné lors des auditions, plusieurs centaines de campings sont menacés du fait de l’avancée des traits de côte. Le tourisme de montagne doit également faire face aux effets du réchauffement sur le volume d’enneigement. »

Le diagnostic est fait, mais les réponses proposées restent dans les modèles de développement en volumes pour atteindre les 100 millions de visiteurs…

Page 26

« Construire la stratégie française du tourisme de demain autour du tourisme durable est doublement stratégique :
      Le tourisme durable répond aux attentes des touristes d’aujourd’hui et de demain. La France, pour se différencier de ses concurrents, devra, dans les années à venir, être en mesure de proposer une offre qui réponde à ces nouvelles attentes. Si le caractère « durable » ne constitue pas le premier élément de choix d’une destination, il peut, incontestablement, être un élément d’arbitrage en cas d’hésitation entre deux propositions concurrentes ;
      Le tourisme durable est la seule manière de faire face aux réalités écologiques avec lesquels nous devons désormais composer. »


Page 30

« Si la France n’est pas directement menacée par le risque de « surtourisme », la répartition des flux sur l’ensemble des territoires peut encore considérablement s’améliorer dans la perspective d’une croissance soutenable, aux fruits partagés. »

« – les clientèles de proximité et françaises représentent par définition un bilan carbone moins élevé que les autres ;
      ces clientèles présentent un potentiel de recettes important. Il s’agit de clientèles par définition issues de pays développés et qui disposent donc d’un pouvoir d’achat non négligeable. La clientèle française présente en outre un enjeu spécifique pour les services voyages de la balance des paiements. »


En résumé, il faut aller vers le tourisme durable, mais pas de risque de « surtourisme », retravailler les clientèles domestiques (françaises) pour une question de proximité et pour ne pas qu’elles partent à l’étranger.

Donc objectif de 100 millions de visiteurs étrangers ou transfert d’une partie de la clientèle française ?
(Ajout le 6 août 2019)
Comment la "première destination touristique mondiale" fait-elle pour ne pas être "directement menacée par le risque de « surtourisme »" (voir ci-dessus)alors que ses concurrentes le sont avec moins de visiteurs ? Le particularisme français, sans doute. Sans AUCUN DOUTE.

On commence à rentrer dans une liste à la Prévert de tout ce que l’on voudrait avoir. 

La liste au Père Noël se précise.


page 32

« Lors de leur déplacement à Albertville, les membres de la mission ont été particulièrement sensibilisés à la question des classes de neige. Le redéploiement de ces dernières doit être engagé pour soutenir le tourisme de montagne. Des assouplissements du cadre normatif en la matière doivent être envisagés. En effet, comme l’a signalé Domaine skiable de France, entendu par les membres de votre mission, « les nouvelles normes d’accueil ont empêché un certain nombre de bâtiments d’accueillir des enfants en classe de neige. Les risques juridiques pour les enseignants sont forts, qui rechignent désormais à emmener leurs enfants en classe de neige. Il y a de moins en moins d’enfants qui ont fait du ski, donc de moins en moins de futurs adultes skieurs»

Le fantasme du retour des classes de neige pour retrouver le lien avec les jeunes… 

Assouplissement du cadre normatif ou constat que les collectivités ont laissé les hébergements collectifs ou semi-collectifs être vendus à la découpe ? On ne peut oublier les effets des choix locaux en matière d’hébergements, soutenus par une politique de défiscalisation déjà problématique et identifiée depuis les années 2000.

A cela c’est ajouté des stratégies de recherche systématique de clientèles long-courrier développées depuis les années 80 par les stations de montagnes françaises au détriment de la clientèle française.

Blog Aménagement, Récréation, Sport et Tourisme 6 Octobre 2017



2. Développer une politique des transports adaptée

« La desserte des territoires touristiques par le train »

Complètement antinomique avec les fermetures actuelles et la disparition des services aux clients dans les territoires éloignés des grandes agglomérations. Cela apparaît comme une tentative des députés de remettre en cause la stratégie de la SNCF dont l’Etat est responsable.

« Encourager et développer les aéroports régionaux »

Par contre, l’argumentaire consistant à vouloir développer les aéroports régionaux, indépendamment des coûts pharamineux pour les collectivités locales de ces « non-outils de développement économique», est complètement en opposition avec le discours sur le tourisme durable développé précédemment (page 26 à 30 de ce même rapport).


page 35
MISER SUR L’OFFRE CULTURELLE DANS LES TERRITOIRES

Un atout patrimonial réel permettant de vanter l’offre française… et de faire plaisir aux élus locaux lisant le présent rapport.

Page 37
L’EXEMPLE DE L’oeNOTOURISME ET DU TOURISME DE GASTRONOMIE

Exemple parfait d’atouts d’excellences de notre pays que l’on cherche systématiquement à renforcer alors qu’il s’agit de points forts reconnus par tous. Faut-il renforcer nos points forts reconnus internationalement ou axer la communication sur les autres atouts ?
La composition de parlementaires issus de territoires où la filière œnologique est forte et le poids du lobby des producteurs ne sont pas étrangers à cette mise en avant.




Page 39

INSUFFLER DU BON SENS DANS LES POLITIQUES TOURISTIQUES
L’élaboration d’une stratégie de long terme va de pair avec des mesures de bons sens qui doivent répondre aux grands défis de notre économie touristique actuelle. Les réponses doivent s’articuler autour des cinq piliers suivants :
1) Construire une culture française de l’accueil et du service, à l’échelle de la société et chez les professionnels ;
2) Encourager la consommation touristique pour créer plus de recettes ;
3) Assurer les conditions du renouvellement de l’offre d’hébergement ;
4) Donner une nouvelle impulsion publique et politique au tourisme, en repensant la gouvernance aux échelles nationale et locale ;
5) Améliorer l’efficacité des statistiques et de la connaissance des phénomènes touristiques pour renforcer la pertinence de l’offre par rapport aux évolutions de la demande

L’argument du bon sens censé être en opposition avec une vision administrative du tourisme.
Reprise des éléments de l’avant propos qui sont les axes principaux de ce rapport.



Page 41

Par ailleurs,
« vos rapporteurs souhaitent également insister sur la nécessité de former aux métiers de l’évènementiel, secteur au fort potentiel de recettes. »

« Les formations de l’enseignement supérieur, ne répondent que très imparfaitement aux besoins de la filière. La dimension entrepreneuriale est très peu enseignée dans les cursus existants et les entrepreneurs qui se spécialisent dans le tourisme ainsi que les cadres des grandes entreprises du secteur touristique sont en réalité globalement issus de formations généralistes. Selon les informations données par l’incubateur du secteur touristique Welcome city lab, moins de 10 % des entrepreneurs hébergés disposent d’une formation spécialisée en tourisme. »

Suite à l’absence totale de rencontre avec les acteurs concernés ; aucun universitaire, aucun chercher n’a été auditionné dans le cadre de ce rapport (voir la liste des personnes annexe 3 page 69) comment prendre en compte cette affirmation. Concernant l’évènementiel y a pléthore de formations dans différents types d’établissements d’enseignements supérieurs publics comme privés. Ceci relève d’une opinion sans réalité.
Indépendamment de l’assertion comme quoi l’évènementiel serait un secteur au fort potentiel de recettes. 

Voir les travaux de Wladimir Andreff sur les retombées des grands évènements ou le bilan réel de l’Euro 2016 qui a couté plus de 300 millions d’euros lorsqu’on prend en compte l’estimation de retombées économiques estimées par le CDES de Limoges et le rapport de la Cour des Comptes sur l’Euro 2016.

Par Wladimir Andreff, Quel Sport?, Association Quel Sport, 2015.




Les soutiens publics à l’Euro 2016 en France


Grands évènements sportifs et questions d'aménagements.

http://ericadamkiewicz.blogspot.fr/2017/02/recapitulatif-sur-les-equipements-et.html

Blog Aménagement, Récréation, Sport & Tourisme Févier 2017

 

 

 


page 42

« La création d’une grande école du tourisme française devrait ( faire l’objet d’une réflexion
approfondie.

Par ailleurs, le tourisme mérite qu’on lui fasse une place dans le monde de la recherche universitaire. Plusieurs universités proposent des cursus spécialisés mais le tourisme n’est pas reconnu comme un objet de recherche. L’incubateur Welcome city lab, auditionné par la mission a fait état d’un manque de lien formel entre le monde du tourisme et le monde de la recherche, contrairement à ce qui peut exister à l’étranger.

Cette filière d’excellence doit émerger à tous les niveaux de formation, de l’apprentissage à la formation des cadres. La création de la conférence des formations d’excellence au tourisme (CFET), en mars 2018, témoigne de cette prise de conscience. L’association a aujourd’hui labellisé 26 formations issues de 17 établissements. Après un an d’existence, la CFET, s’est engagée, à l’occasion du CIT, à mettre en place la première rencontre nationale des établissements de formation et des entreprises du tourisme en septembre 2019. Vos rapporteurs se réjouissent de cette initiative. »

Donc il existe bien des formations en tourisme (contrairement à ce qui est affirmé page 41 de ce même rapport). Et il a été impossible d’auditionner deux ou trois enseignants-chercheurs intervenant dans une des 26 formations évoquées qui ne sont qu’une partie de l’offre de formation française ? 

Etonnant lorsqu’on souhaite faire un tour d’horizon des questions liées au Tourisme, mais preuve que l’on ne se risque pas à écouter ceux qui ne sont pas liés à des lobbies.

L’absence ou non de reconnaissance du tourisme est un faux problème puisque les travaux existent et de nombreuses recherches effectuées.

La création d’une grande école en Tourisme ne pourrait contrebalancer 50 ans de développements touristiques pensés par des services de l’Etat dans un but d’aménagement du territoire et non de développement de services aux visiteurs. La preuve, nous en sommes encore à envisager le développement d’aéroports régionaux qui sont antinomiques avec le tourisme durable.

Pour certains encore aujourd’hui le tourisme, c’est principalement de l’aménagement.

Concernant les recherches, qu’il s’agisse des études d’Atout France, des études produites par les observatoires ou des recherches académiques effectuées par des chercheurs ; bons nombres d’entre elles sont accessibles.  Mais peu de personnes ne lisent et utilisent ces études. 

Ce n’est pas un manque d’informations que l’on constate mais de remise en question des certitudes de chacun, sur la première place mondiale de la France, les impacts économiques des évènements, la connaissance des clientèles, les évolutions des modes de consommations,…, les données existent mais ne sont pas partagées par manque de volonté.

On préfère se raconter des histoires et conforter nos croyances.

Page 44
« Le fleurissement des villes, un outil de développement touristique
La qualité du fleurissement des villes est également un élément de la qualité de l’accueil touristique qui ne doit pas être sous estimé. Le fleurissement des villes peut même devenir dans certains lieux un produit à touristique à part entière.
Le concours des villes et villages fleuris existe depuis 1959. Des labels « fleurs » sont attribués selon plusieurs critères qui visent à mesurer la qualité du fleurissement et de l’environnement végétal des communes. Le concours est organisé et promu par l’Association du Conseil national des villes et villages fleuris, composé d’acteurs publics, de professionnels du tourisme, de l’horticulture et du paysage. Près de 4 000 communes sont labellisées « villes fleuries ». Le concours créé une émulation et associe les populations locales, ce qui participe largement à son succès »

L’émulation locale, créée par le fleurissement des villes, n’a pas été mesurée comme un atout d’attractivité touristique.  Il serait bien d’avoir une étude indépendante permettant de mesurer s'il existe une attractivité  touristique liée au fleurissement. 
Une légende, même fleurie, reste une légende.
Mais cela permet de faire un signe aux élus des communes principalement rurales qui s’investissent dans ce concours…avec combien de lits touristiques ?


Page 45
ASSURER LA COMPÉTITIVITÉ FRANÇAISE EN MATIÈRE DE DÉTAXE

Au-delà du manque à gagner ponctuel sur les recettes on peut s’interroger sur les fondements idéologiques de la détaxe. Le visiteur doit-il être exonéré des contraintes qui pèsent sur les populations locales.
Dans une logique de tourisme durable, prenant en compte des impacts environnementaux de la présence de populations supplémentaires, c’est discutable.

Page 46

L’OUVERTURE DES COMMERCES : DES ÉVOLUTIONS SALUTAIRES, ENCORE À
PARFAIRE

Dans la mesure où bons nombres de commerces sont ouverts le dimanche et certains jours fériés on peut légitimement douter qu’une augmentation du nombre d’établissements boosterait l’économie locale en faisant venir des visiteurs ou des clients locaux.

Il faudrait alors pousser la réflexion pour tous les territoires et également se poser la question de la fermeture de certains établissements dans des zones touristiques denses très fortement marquées par la saisonnalité. On évoque souvent l’ouverture des commerces certains jours, mais il faudrait de même évoquer la fermeture anarchique avant la fin de saison dans certaines zones littorales ou de montagnes… 

Et là, le sujet est beaucoup moins abordé.


Page 48
« ASSURER LES CONDITIONS DU RENOUVELLEMENT DE L’OFFRE D’HÉBERGEMENT »

page 49
« En effet, le parc d’hébergement français a longtemps souffert d’un déficit chronique d’investissement, dont les causes sont multiples. Les professionnels mettent notamment en avant le poids des normes et les lourdeurs administratives qui ralentissent considérablement certains projets et dissuadent certaines décisions d’investissement. Du côté du secteur non marchand, le problème des « lits froids et volets clos », analysé infra, persiste. Les difficultés varient en fonction des territoires et touchent notamment le parc rural, littoral et montagnard, tandis que l’offre dans les grandes métropoles et en particulier à Paris se porte mieux. Elles varient également selon le niveau de gamme de l’hébergement et le type d’entreprises. L’hôtellerie indépendante, qui couvre 80 % du parc, souffre de faiblesses structurelles qui obère ses capacités d’investissements. Ces dernières ont pu encore être réduites, du fait de l’arrivée de nouveaux acteurs issus du monde du numérique. »

page 54
« Face à ce problème persistant, les pouvoirs publics peinent encore à trouver une solution adaptée.

Vos rapporteurs en sont convaincus : la défiscalisation n’est pas l’outil approprié. Cette dernière a créé des effets d’aubaine pour les promoteurs et des propriétaires en son temps, mais ne permet pas d’envisager une solution de long terme. Du reste, vos rapporteurs souscrivent à l’objectif général poursuivi par le Gouvernement de ne pas multiplier les niches fiscales. Certains élus locaux réclament des outils coercitifs pour préempter les logements, mais ces derniers risquent de porter une atteinte disproportionnée au droit de la propriété.

Des expérimentations de terrain sont menées dans le cadre du projet « France tourisme ingénierie » créé le 19 janvier 2018 et piloté par Atout France. Doté d’un budget de 15 millions d’euros sur 5 ans, ce dispositif vise à renforcer l’investissement touristique à des fins d’internationalisation et de diffusion des flux sur l’ensemble du territoire. La question des « lits froids et volets clos » fait partie de l’un des trois programmes opérationnels financés dans le cadre de ce plan. 13 stations pilotes (10 en montagne et 3 sur le littoral) ont été désignées pour un programme de rénovation de l’immobilier de loisir et de rénovation énergétique qui s’étend sur une durée de 18 mois 70). Vos rapporteurs suivront avec intérêt le déroulé de ces
expérimentations. Ces dernières doivent être évaluées, et étendues le cas échéant à d’autres territoires concernés par le même problème.
Par ailleurs, vos rapporteurs tiennent à rappeler que la loi n° 2016-1888 du 28 décembre 2016 de modernisation, de développement et de protection des territoires de montagne dite loi « Montagne 2 » comprend un volet propre à faciliter la réhabilitation de l’immobilier de loisir. Elle a assoupli le dispositif des opérations de réhabilitation de l’immobilier de loisir (ORIL), et ouvert le bénéfice des aides des collectivités aux propriétaires qui s’engagent à acheter et réhabiliter des lots de copropriété contigus dès lors qu’ils respectent les obligations d’occupation et de location de logements. Un rapport d’évaluation de la loi doit être mené à l’automne 2019 afin de mesurer notamment les impacts effectifs de ces mesures sur l’immobilier de loisir dans les stations de montagne. Vos rapporteurs seront attentifs à ses conclusions. »

Une remise en question est nécessaire du modèle français de développement touristique.

Nous avons construit un modèle faisant financer majoritairement les hébergements par des particuliers auxquels on a assigné la mission d’opérateurs touristiques en imaginant qu’une partie d’entre eux aller louer leur(s) bien(s) « ad vitam aeternam ».

En faisant ce choix de volumes d’appartements principalement sur les littoraux et en montagnes, on a construit un modèle qui aujourd’hui monte ses limites en créant des volets clos et des lits froids. 

Depuis plus de 15 ans, on voit les limites du système mais on ne change pas un modèle de soutient à la construction par la défiscalisation.

« Le cadre de loi apparaît donc contradictoire et les opérations immobilières ne luttent pas « avec les mêmes armes ». L’ORIL présente des avantages telles que la diversification des activités du promoteur ou encore l’amélioration de l’offre pour la station. De plus, il pose les bases d’une relation étroite entre les investisseurs et les collectivités, essentielles dans le cadre d’un tourisme durable. Cependant, son principal inconvénient se caractérise par sa lourde mise en œuvre et son coût élevé. Face à cela, comme nous avons pu le constater dans ce rapport, la défiscalisation pour la construction de neuf se révèle être un intérêt financier considérable pour l’investisseur.
Il y a donc fort à parier que ces investisseurs se dirigeront naturellement vers la construction de logement neuf avec une rentabilité beaucoup plus immédiate que la rénovation d’un parc existant. De la même manière qu’ils se sont tournés vers les Pyrénées non pas pour leur image, mais bien pour leur rentabilité économique supérieure  aux zones rurales.

Subséquemment, nous pouvons d’ores et déjà pronostiquer que le système VRT-ORIL restera lettre-morte jusqu’en 2006, date de la fin du dispositif Demessine. »



Il serait nécessaire d’avoir un changement de perspectives mais il faudrait alors bousculer plus de 60 ans d’habitudes et reconnaître les erreurs de stratégies. Stratégies de développement qui ont assuré pendant de nombreuses années de belles réussites économiques mais qui sont aujourd’hui de véritables handicaps au tourisme durable.

Envisager un moratoire sur les constructions en sites touristiques serait politiquement délicat mais finira pas être appliqué. Ceux qui s’y sont risqués …ont perdu les élections suivantes car la croissance des clientèles reste un credo difficile à transformer. 

Et proposer le même principe de défiscalisation pour la réhabilitation d’hébergements anciens ne résoudra pas le problème de fond d’une offre trop importante de lits aujourd’hui (proposition tirée du Rapport au nom de la commission des finances, de l'Economie générale et du contrôle budgétaire sur le projet de loi de finances pour 2019 (n° 1255), Assemblée Nationale le 11 octobre 2018, Rapporteure spéciale Emilie Bonnivard)Alors même que certains sites touristiques ne font pas 100 % de remplissage, même en pleine saison touristique.

Les bronzée font trop de ski.
Télérama, parLuc Le Chatelier publié le 06/08/2010 mis à jour le 01/02/2018

Il faudrait « moins de lits mais mieux de lits ». Les 50% de lits froids en sites touristiques, principalement constitués d’appartements, poussent les acteurs locaux à construire de nouveau. Alors même que le diagnostic est bien connu :


La réhabilitation de l'immobilier de loisirs en France,
par Françoise MIQUEL, Chef de mission de contrôle général au Contrôle général économique et financier - Jacques MOUGEY, Membre permanent du Conseil général de l'environnement et du développement durable - Georges RIBIÈRE, Membre permanent du Conseil général de l'environnement et du développement durable – février 2010.



Tous les territoires touristiques à forte densité d’hébergements sont concernés mais on continue d’envisager une augmentation du nombre de visiteurs puisque le « surtourisme » ne semble pas toucher la France.

Blog Aménagement, Récréation, Sport et Tourisme 6 octobre 2017

La Gazette des communes publié le 16 avril 2018 par Eric Adamkiewicz



Cependant tous les territoires pensent continuer de sauver leur économie locale avec les recettes du siècle dernier basées sur le développement de programmes d’aménagements. 

Que ce soit le littoral, avec toujours l’immobilier pour booster (les premières années) l’activité locale comme à Port-Barcares (https://www.lesechos.fr/industrie-services/tourisme-transport/a-bout-de-souffle-port-barcares-se-lance-dans-un-ambitieux-projet-de-renouveau-1004598) ou dans l’ensemble du territoire français avec les tentatives de certains territoires pour être bases arrières lors Jeux olympique de Paris 2024.

Blog Aménagement, Récréation, Sport et Tourisme Juillet 2018


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« Renforcer le portage politique et administratif de la politique du tourisme

Alors que le tourisme représente 7,2 % du PIB et des enjeux considérables pour le rayonnement de la France, le volontarisme politique pour soutenir le secteur paraît en proportion encore bien faible.

Ce paradoxe tient au constat dressé dans la première partie de ce rapport : l’idée selon laquelle le tourisme constitue un atout immuable pour la France a longtemps été dominante. Il en découle logiquement un certain attentisme des pouvoirs publics, longtemps persuadés que le tourisme en France « marche tout seul ». La dimension intrinsèquement transversale de la politique touristique constitue une difficulté supplémentaire pour assurer un portage politique et administratif efficace.

Deux ministères occupent une place prépondérante, sans que le rôle de chaque administration ne soit toujours clairement identifié. »

C’est totalement juste et les mêmes alertes des services de l’Etat dans ce domaine ne sont pas prises en compte.

Pour le moment tout va bien puisque l’on continue de présenter la France comme la première destination mondiale, alors pourquoi modifier ce qui fonctionne tout seul.

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« L’organisation territoriale du tourisme est complexe et éclatée »

Tous les niveaux administratifs s’intéressent au tourisme puisque c’est porteur en terme de communication et que les acteurs privés font une partie non négligeable du travail ; en totale indépendance et pour le bénéfice de tous.





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AMÉLIORER LES CHIFFRES ET LA CONNAISSANCE : UN PRÉALABLE INDISPENSABLE POUR L’ÉCONOMIE TOURISTIQUE DE DEMAIN
A.   DES STATISTIQUES INSUFFISANTES

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« Aucune grande industrie digne de ce nom n’existe sans statistiques fiables !»

« Les insuffisances actuelles concernant les statistiques en matière de tourisme font l’objet de développements importants dans le rapport de MM. Maurice Leroy et Jean-François Portarrieu sur la promotion de la destination touristique France. Ces derniers soulignent que « les données statistiques diffusées quant au tourisme ne sont pas toujours très pertinentes », en insistant notamment sur l’opération de révision conséquente menée par la Banque de France pour ce qui concerne l’évaluation de la dépense des visiteurs étrangers: « Cette opération de révision est présentée à la Banque de France comme normale (des chantiers de même nature sont régulièrement mis en oeuvre pour les différentes données statistiques) et fiable. Le résultat interroge tout de même. La réévaluation a en effet conduit la Banque de France à relever globalement de 11 milliards d’euros son évaluation de la dépense des visiteurs étrangers pour 2016, ce qui a un impact significatif sur les éléments de comparaison internationale dont nous disposons, pour autant qu’ils aient un sens : la France est ainsi repassée de la 5 à la 3 place au niveau mondial pour les dépenses des visiteurs étrangers ». De façon plus générale, les professionnels du tourisme soulignent le manque de données suffisamment précises en matière de tourisme, pour accompagner la structuration de l’offre. »

« La statistique touristique souffre également d’un pilotage insuffisant. En effet, les acteurs produisant des données sont nombreux, sans qu’un chef de file explicite n’ait été désigné. Ainsi, l’INSEE, la Banque de France, la direction générale des entreprises et Atout France produisent chacun des données sur le tourisme à l’échelle nationale, sans que la coordination de ces travaux ne semble toujours assurée. Les données sont éparses et nombreuses, sans toutefois être toutes accessibles et utiles aux professionnels du tourisme. Des initiatives salutaires ont été prises, comme la mise en place d’une page internet « Veille info tourisme » par la DGE qui regroupe l’ensemble des données officielle publiques à l’échelle internationale et nationale. Vos rapporteurs estiment toutefois qu’un cap supplémentaire doit être franchi, avec la création d’un observatoire dédié. »

Il faudrait alors envisager de fusionner des services qui fonctionnent indépendamment les uns des autres et avoir un véritable objectif de résultats et non d’outils de communication.

Mais cela nécessiterait également de mettre les moyens permettant de vérifier les données réelles sur le tourisme, nous risquerions de voir alors apparaître une réalité moins reluisante que celle présentée depuis des décennies.







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LES PRÉCONISATIONS
PROMOUVOIR LE TOURISME DURABLE
Proposition n° 1 : Favoriser le développement du tourisme vert et du slow tourisme
Proposition n° 2 : Généraliser le calcul de l’empreinte carbone à l’ensemble de la consommation touristique
Proposition n° 3 : Réintégrer le conseil mondial du tourisme durable, instance internationale qui définit les standards internationaux en matière de tourisme durable
Proposition n° 4 : Donner une plus grande visibilité aux écolabels pour promouvoir le tourisme durable

REPENSER LA GOUVERNANCE À L’ÉCHELLE NATIONALE ET LOCALE DU TOURISME
Proposition n° 19 : Placer directement sous l’autorité du Premier ministre un Secrétariat d’État au tourisme
Proposition n° 20 : Renforcer la cohérence du pilotage administratif de la politique du tourisme au niveau national
– Prévoir à terme la fusion des deux principaux services centraux compétents en la matière ;
Proposition n° 21 : Garantir et augmenter les moyens d’Atout France
Proposition n° 22 : Donner à l’échelon régional le rôle de chef de file de la politique du développement du tourisme

Attention à ne pas refaire les mêmes erreurs qu'avec la fusion des régions françaises. En fonction des situations la Région, surtout avec la nouvelle répartition, n'est pas forcement l'échelon pertinent. Une telle systématisation peut créer de forts conflits dans des territoires ayant des collectivités locales en concurrence historique.

– Envisager en ce sens une modification de l’article L. 1111-9 du code général des collectivités territoriales ;
Proposition n° 23 : Fusionner quand ils coexistent les comités régionaux du tourisme et les services « tourisme » des régions
Proposition n° 24 : Revaloriser les communes touristiques à l’échelle de l’intercommunalité
– Prendre en compte la population dite « DGF » pour déterminer le nombre de sièges communautaires ;
Proposition n° 25 : Mettre en place un observatoire national du tourisme
– Donner à cet observatoire une mission de coordination des différents observatoires régionaux ;
– Prévoir au sein de cet observatoire une cellule « observation des tendances », composée de sociologues, d’ethnologues, chargé d’évaluer les évolutions tendancielles des attentes et aspirations des touristes de demain au plan quantitatif mais également qualitatif ;
– Poursuivre la politique d’ouverture des données touristiques afin que celles-ci deviennent un soutien à l’entreprenariat et un accélérateur d’innovation dans le secteur touristique ;
Proposition n° 17 : Maintenir les moyens alloués à BPIFrance pour financer son activité de garantie ;

REVALORISER LES MÉTIERS DU TOURISME ET LA CULTURE DE L’ACCUEIL
Proposition n° 10 : Généraliser une culture de l’accueil souriant et prévenant
– Mener des campagnes à l’échelle nationale et au niveau local pour communiquer sur les bienfaits que le tourisme peut apporter à un territoire. Ces campagnes pourraient notamment préciser l’impact en termes de création de richesses que le tourisme représente selon les territoires ;
– Encourager le développement du principe des « ambassadeurs du territoire », notamment en milieu scolaire ;
Proposition n° 11 : Valoriser l’excellence des métiers du tourisme
– Valoriser les parcours existants et encourager la création de nouvelles formations ;
– Faire une place au tourisme dans la recherche universitaire ;
Proposition n° 12 : Encourager le développement des « volontaires du tourisme » dans les régions, afin d’améliorer le primo accueil ;

SE DONNER LES MOYENS DE CONQUÉRIR DE NOUVELLES CLIENTÈLES
Proposition n° 5 : Actionner des leviers pour reconquérir la clientèle française
– Doter Atout France d’une mission de promotion auprès de la clientèle française ;
– Sur le modèle des objectifs fixés en matière de tourisme international, fixer des objectifs chiffrés pour le développement du tourisme domestique ;
– Réactiver les leviers pour la politique du tourisme social en France, en élargissant les possibilités de recours aux chèques vacances ;
– Engager une réflexion pour redynamiser les classes découvertes et en particulier les classes de neige ;
Encourager et valoriser les labels et notamment ceux liés aux fleurissements des villes

MISER SUR LE PATRIMOINE ET L’ART DE VIVRE A LA FRANCAISE
Proposition n° 7 : Mettre en place un projet des « routes du patrimoine mondial de la France », afin de créer des circuits touristiques reliant les différents sites Unesco
Proposition n° 8 : Encourager le travail en réseau des cités de la gastronomie, pour faire naître des actions communes au niveau national
– Encourager des itinéraires de découvertes fondés sur le tourisme de gastronomie ;
Proposition n° 9 : Valoriser l’art de vivre à la française en levant les freins au développement de l’oenotourisme
– Assurer la notoriété du label « Vignobles et Découvertes » et sa visibilité sur les territoires ;
CLARIFIER LE CADRE NORMATIF
Proposition n° 6 : Encourager le développement des aéroports régionaux et ultramarins, et engager une stratégie plus offensive en matière de négociation des droits de trafic
Proposition n° 9 : Clarifier le statut des vendanges touristiques pour éviter les risques de requalification en travail irrégulier
Proposition n° 13 : Assouplir la règle d’unité de lieu de la détaxe
– Prévoir des possibilités d’obtention d’un bordereau unique pour les achats réalisés au sein d’une artère commerciale particulièrement exposée à la dépense touristique ;
Proposition n° 14 : Simplifier le circuit de la détaxe en portant au niveau européen un projet d’interopérabilité des bornes d’obtention des visas
Proposition n° 15 : Aller plus loin dans l’ouverture des commerces le dimanche
– Encourager la création de nouvelles zones touristiques internationales dans les stations et les villes touristiques ;
– Étendre le nombre de gares où les commerces peuvent ouvrir le dimanche ;
Proposition n° 16 : Clarifier les règles applicables au secteur de la restauration le 1 mai
– Modifier l’article L. 3133-6 du code du travail pour préciser que les exceptions concernant le travail le 1 mai s’appliquent au secteur de la restauration ;
Proposition n° 18 : Créer un nouveau choc de simplification des modalités de mise aux normes des hébergements


La liste des bonnes intentions à la Prévert que l’on risque de retrouver dans le prochain rapport… En espérant que l’on bouge un peu sur ces différents sujets


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ANNEXE 3 :
LISTE DES PERSONNES AUDITIONNÉES

Absence remarquée des formateurs universitaires et chercheurs dans le domaine du tourisme …

Cela montre que seuls certains types de « professionnels », ayant des avis, certaines visions ET des intérêts particuliers ont été sollicités.

Cela indique forcement un choix dans les personnes auditionnées, même si la proposition 25  dans REPENSER LA GOUVERNANCE À L’ÉCHELLE NATIONALE ET LOCALE DU TOURISME (ci-dessus page 18) propose de faire appel à des compétences spécifiques.

Mais alors pourquoi aucun chercheur n’a été auditionné ?


6 août 2019



Pourquoi je pense qu'il y a un lien avec ce qui est évoqué précédemment ?



Les Echos Par Christophe Palierse Publié le 04/08 à 12h48



COUR DES COMPTES  






Quelle vision la Caisse des Dépôts et Consignations a-t-elle du tourisme ? 

Quels sont les priorités de ses filiales comme la Compagnie des Alpes ?








Blog Aménagement, Récréation, Sport et Tourisme 6 octobre 2017




Blog Aménagement, Récréation Sport & Tourisme Août 2017




Voir ci-dessous quelques approches scientifiques en lien avec certaines thématiques touristiques.




9 août 2019

Manifestement nous sommes plusieurs à penser qu'il faudrait faire autrement…


Coach Omnium.com par Mark Watkins publié le 8 août 2019


id-tourisme.fr par Guillaume Cromer publié le 9 août 2019

A retrouver sur

http://www.id-tourisme.fr





17 août 2019

France Culture DU GRAIN À MOUDRE D'ÉTÉ  par Julie Gacon le 16 aout 2019


21 août 2019

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Bibliographie complémentaire chronologique

(juste pour rappeler qu’il existe « quelques travaux » et centres de recherches très impliqués et en lien avec les milieux professionnels)
et ci-dessous ce n’est qu’une très petite sélection en lien avec la recherche principalement en montagnes.






- Hugues François, Emmanuelle Georges, Samuel Morin, (2019) Verra-t-on la fin du ski dès 2050 ? The Conversation publié le 27 mars 2019

- Langenbach Marc, Clivaz Christophe, Tuppen John, (2017), Les processus de diversification de l'offre touristique par les spots outdoor dans les stations de montagne : approche croisée Suisse / France, Juillet. Juritourisme 198.

Hugues François, Pierre Spandre, Emmanuelle Georges, Samuel Morin,  (2017)  Stations de sports d’hiver : quelle anticipation du changement pour préparer l’aménagement du territoire à l’épreuve du climat ? Colloque International « La montagne, territoire d’innovation », janvier 2017

- Emilie Jaccard, Emmanuel Bayle, Marc Langenbach (2016), La gouvernance des stations de montagne et leurs politiques sportive et touristique : Les enseignements du cas de Villars-sur-Ollon, Gestion et management public, 2016/3 (Volume 5 / n° 1), p87-105, Edition  AIRMAP.
https://www.cairn.info/revue-gestion-et-management-public-2016-3-p-87.htm

- Vincent Vlès, Christophe Bouneau (2016), Stations en tension, Editions Peter Lang, 260 p.

- Vincent Vlès (2014), Métastations. Mutations urbaines des stations de montagne. Un regard pyrénéen. Bordeaux : Presses universitaires de Bordeaux, 191 p. 

- Julien Barnu, Amine Hamouche (2014), Industrie du tourisme. Le mythe du laquais. Collection Libres opinions. Edition Presses des Mines

Olivier Bessy (2013). L'innovation dans l'évènementiel sportif. De l'attractivité touristique au développement des territoires, PUS, 246 p.

- E. Marcelpoil, L. Bensahel-Perrin et H. François (2010) Les stations de sports d’hiver face au développement durable. Etat des lieux et perspectives. coll. Les idées et les théories à l'épreuve des faits L'Harmattan

- Philippe Bourdeau (2009) De l’après-ski à l’après-tourisme, une figure de transition pour les Alpes ? Réflexions à partir du cas français, Dossier Le tourisme montagnard au crible de la durabilité, Revue de Géographie Alpine, 97-3/2009.

Philippe Bourdeau (2008) Les défis environnementaux et culturels des stations de montagne, Une approche à partir du cas français, 27-2 | 2008 : Les grands équipements touristiques 27-2 | 2008 Revue Téoros
https://journals.openedition.org/teoros/131

- Philippe Bourdeau et Coll (2007), Les sports d’hiver en mutation. Crise ou révolution géoculturelle ? Edition Lavoisier - Collection Finance-gestion-management. Juin 2007 - 230 pages.

Adamkiewicz E., (2007), S’adapter ou décliner ? Enjeux et défis pour les stations touristiques de montagne, in Les sports d’hiver en mutation, crise ou révolution géoculturelle ? sous la direction de Philippe Bourdeau, Hermes Science, Lavoisier, Juin, pp 173-181.

- Dewailly Jean-Michel (2006), Tourisme et géographie, entre pérégrinité et chaos ?, Paris, L'Harmattan, 222 pages.
- Marcelpoil E et Gerbaux F (2006), La gouvernance dans les stations de montagne, publication d’un numéro spécial de la Revue de Géographie Alpine (n°1/2006).

Le Monde diplomatique, février 2008, par Philippe Descamps

Stations de ski la nouvelle donne.
Alpes magazine N° ? 2008Accès aux dossiers thématiques de Mountain Wilderness (avec des approches scientifiques)
mountainwilderness.fr hiver 2018

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 Rapports et Etudes

Rapport d’information déposé en application de l’article 145 du Règlement par la commission des affaires économiques sur le tourisme et présenté par Mme Marguerite Deprez-Audebert et M. Didier Martin, Députés

Assemblée Nationale le 11 octobre 2018
Rapporteure spéciale Emilie Bonnivard

Assemblée Nationale le 3 octobre 2018en conclusion des travaux d’une mission d’information constituée le 24 octobre 2017 (1)Co-rapporteursM. Maurice LEROYM. Jean-François PORTARRIEU,Députés

21 Mesures pour optimiser les retombées touristiques des grands évènements sportifs organisés en FranceMission conduite par Benjamin DIRX Député de la première circonscription de Saône-et-Loire, Patrick DOUSSOT Vice-Président de l’Office de tourisme du Touquet, Laurent QUEIGE, Délégué Général du Welcome City Lab, Pascale ROQUE, Directrice Générale de Pierre et Vacances Tourisme. Juillet 2018

https://www.entreprises.gouv.fr/files/files/directions_services/tourisme/colloque/CIT/Rapport_Mission-Sport-et-Tourisme_Benjamin-Dirx__20180717.pdf

LA RÉHABILITATION DE L'IMMOBILIER DE LOISIRS EN FRANCEPAR FRANÇOISE MIQUEL, CHEF DE MISSION DE CONTRÔLE GÉNÉRAL AU CONTRÔLE GÉNÉRAL ÉCONOMIQUE ET FINANCIER - JACQUES MOUGEY, MEMBRE PERMANENT DU CONSEIL GÉNÉRAL DE L'ENVIRONNEMENT ET DU DÉVELOPPEMENT DURABLE - GEORGES RIBIÈRE, MEMBRE PERMANENT DU CONSEIL GÉNÉRAL DE L'ENVIRONNEMENT ET DU DÉVELOPPEMENT DURABLE – FÉVRIER 2010. 

LA RÉHABILITATION DE L'IMMOBILIER DE LOISIRS EN FRANCE RAPPORT FÉVRIER 2010.PDF

 

LE POSITIONNEMENT DE L'OFFRE FRANÇAISE DES SPORTS D'HIVER, NOTE DE SYNTHÈSE, FÉVRIER 2005. ETUDE RÉALISÉE PAR LE CABINET ARCHITECTURE ET TERRITOIRE POUR LE COMPTE DE LA DIRECTION DU TOURISME.

LE POSITIONNEMENT DE L'OFFRE FRANÇAISE DES SPORTS D'HIVER FEV 2005

MONTAGNE, LES CLIENTS DE DEMAIN, ETUDE RÉALISÉE À PARTIR DE SIMM 2007 POUR L'ASSOCIATION NATIONALE DES MAIRES DE STATIONS DE MONTAGNE.

HTTP://LESARCS.TYPEPAD.FR/FILES/CATEGORIES-SELON-LES-CARACT%C3%A9RISTIQUES-DES-FRAN%C3%A7AIS-ETE.PDF 

ATTRACTIVITÉ DES STATIONS DE SPORTS D'HIVER: RECONQUÊTE DES CLIENTÈLES ET COMPÉTITIVITÉ INTERNATIONALE. RAPPORT AU PREMIER MINISTRE DOMINIQUE DE VILLEPIN. VINCENT ROLLAND, DÉPUTÉ DE SAVOIE, DÉCEMBRE 2006. 

HTTP://WWW.LADOCUMENTATIONFRANCAISE.FR/VAR/STORAGE/RAPPORTS-PUBLICS/074000097/0000.PDF 


BILAN ET PERSPECTIVES DE L’IMMOBILIER DE LOISIRS DANS LES STATIONS TOURISTIQUES, ANALYSE D’IMPACT DE LA LOI DEMESSINE -DÉFISCALISATION DES RÉSIDENCES DE TOURISME DANS LES ZONES DE REVITALISATION RURALE SUR LA RÉGION MIDI-PYRÉNÉES ET LE MASSIF PYRÉNÉEN- SEATM,
- JULIEN NOËL (2002), MÉMOIRE DE DESS « SPORT, TOURISME ET DÉVELOPPEMENT RÉGIONAL », TOULOUSE.


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COMPLÉMENTS DANS LES ARCHIVES DU BLOG Aménagement, Récréation Sport & Tourisme



Blog Aménagement, Récréation, Sport et Tourisme 6 octobre 2017


Tourisme de montagne, où en sommes nous ?
Blog Aménagement, Récréation Sport & Tourisme 28 Juin 2017
Blog Aménagement, Récréation Sport & Tourisme 

Dossier Tourisme
Blog Aménagement, Récréation Sport & Tourisme Février 2017

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