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vendredi 4 août 2017

Pour que le tourisme soit un projet pour tous les territoires, il va falloir booster la copie !

MAJ le 23 avril 2018

Créé le 4 août 2017




A la relecture des attendus du Conseil interministériel du Tourisme, le lecteur n'a pas l'impression que la France possède une somme d'atouts importants puisque les propositions ressemblent à s'y méprendre au bricolage en cours dans tous les coins des territoires français de métropoles et de l'outre-mer.

La France possède une diversité de paysages, de prestations, de produits et d'acteurs qui ressemble plus à un gigantesque musée de la brocante que d'une industrie performante. Le paradoxe est que ce bric à brac pèse 8% du PIB et que la majeure partie des responsables politiques par méconnaissance, désintérêt ou par vision étriquée ne se rendent pas vraiment compte des pépites dont nous disposons, peu de pays disposent des mêmes. 

Certaines destinations arrivent à tirer leur épingle du jeu mais nous sommes loin de ce que nous pourrions produire économiquement si les visiteurs étaient reçus comme nous le sommes dans certains pays étrangers. 

Les points évoqués dans le plan restent bien en dessous du minimum nécessaire.

S'il s'agit à terme de favoriser les investissements des sociétés d'autoroutes, de privatiser les aéroports ou de proposer de nouvelles niches fiscales pour l'hébergement touristique qui terminera en lits froids, on a déjà donné.

Par contre, avoir les services (sécurité, police, gendarmerie, pompiers, hôpitaux, ) qui donnent aux territoires les moyens d'assurer pendant toute l'année des services annexes primordiaux aux visiteurs, ça c'est du ressort de l'Etat. Garantir la qualité les prestations touristiques (vous avez dit DGCCRF ?), répression des fraudes, sanction envers les professionnels douteux... c'est du ressort de l'Etat.

Vous voulez que l'on devienne vraiment la première destination touristique mondiale ? Alors il va falloir changer !

Changer l'image que certains "responsables" (élus et professionnels) ont du modèle français !
Changer la logique économique uniquement centrée sur les volumes, c'est la qualité qui fait les volumes et non pas l'inverse !
Changer l'image du touriste qui fait vivre car pour certains "nuisibles" du système, le touriste est un blaireau.
Le blaireau est d'ailleurs le seul animal à poils qui se fait plumer depuis des années. Mais maintenant le blaireau est nu (par notre faute) et pour l'accueillir ET LE FIDÉLISER il faut lui proposer la gamme de produit qu'il souhaite, qu'il réserve par le web et qu'il trouve en arrivant à destination, Bref, il faut être à l'écoute du client. Une révolution on vous dit !

Il serait temps d'avoir de l'audace (et aussi des moyens) et pas seulement un inventaire de mesures ridicules à la Prévert, pour enfin réveiller "La Belle au bois dormant" économique qui nous fait vivre et qui arrive tout de même à faire rêver certains de nos visiteurs.

Soyons à l'image qu'ils nous prêtent et donnons leur le meilleur de nous mêmes.

Et oui, j'avais dit qu'il fallait de l'audace, sacré challenge !


Conseil interministériel du Tourisme Juillet 2017

Communiqué du Conseil Interministériel du Tourisme


8 août 2017





Par Charles Gary Comité pour la Modernisation de l’Hôtellerie et du Tourisme Français 
http://comitemodernisation.org/2017/08/01/le-gouvernement-sinteresse-au-tourisme-et-donc/





Extrait page 83:
"Axe 2 : Restaurer la compétitivité internationale des acteurs du tourisme en France en veillant à la simplicité et à l’utilité de toute réglementation future et en l’évaluant à l’aune de la valeur ajoutée touristique.


"La France souffre d’un défaut de compétitivité qualité-prix en comparaison des grandes destinations concurrentes. L’une des vertus de l’économie du partage est d’améliorer cette compétitivité par le biais de ses offres propres mais aussi en poussant les acteurs de l’économie classique à se renouveler et à investir dans l’expérience client. Or, le poids des normes qui encadrent l’activité de nombreux acteurs du tourisme (dans l’hôtellerie et la restauration notamment) pèse sur la compétitivité de la France sur la scène internationale, en comparaison de grandes destinations concurrentes. Elle détourne les professionnels de l’initiative et de l’innovation qu’appellent les nouveaux usages. Nous remarquons en effet que le niveau de réglementation imposé aux professionnels est plus élevé en France qu’il ne l’est dans d’autres pays comparables. Si l’encadrement de l’activité des hôteliers, des restaurateurs ou des cafés est indiscutablement nécessaire sur certains points fondamentaux (sécurité, hygiène), l’inflation de règlements ne contribue pas nécessairement à créer de la valeur ajoutée pour le client."


Bref, le mauvais accueil des visiteurs est dû aux normes administratives.
La formule est assez savoureuse et pas du tout orientée philosophiquement.






Par Mark Watkins le 14 avril 2017 Blog http://comitemodernisation.org





Publié le 12 août 2014 Blog http://comitemodernisation.org



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coachomnium.com Par Mark Watkins Paru le 14 mars 2018

Comité pour la modernisation de l'Hôtellerie et du Tourisme français Par Mark Watkins Paru le 5 janvier 2017






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